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	<title>Catalin&#039;arts &#187; Arts Visuels</title>
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		<title>Misha Sydorenko : l&#8217;art est la vie, sa vie&#8230;</title>
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		<comments>https://catalinarts.fr/misha-sydorenko/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 18 Nov 2018 14:29:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Catalin'arts]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts Visuels]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>&#160; Quand on voit Misha peindre, par touches de couleurs et mouvements rapides, debout face à son chevalet, on ne peut qu&#8217;être subjugué. Né en Ukraine, et maintenant installé à Paris, il sait nous compter son histoire, d&#8217;où découlent sa passion pour la peinture et sa soif de rencontrer ceux qui apprécient ses toiles, son public. Ses œuvres, entre expressionnisme et post-impressionnisme, offrent un réel moment d&#8217;intimité entre le spectateur et le sujet. En particulier ce sont ses nus avec leurs décors calfeutrés et cette impression de familiarité avec le sujet qui surprennent. L&#8217;équipe de Catalin&#8217;arts, admirative de ses oeuvres et de son talent, s&#8217;est liée d&#8217;amitié avec lui et c&#8217;est au cours de plusieurs rencontres dans l&#8217;intimité de son atelier, qu&#8217;a été réalisée cette interview dont le souhait, outre de vous faire découvrir son univers est de permettre au lecteur de voyager, comme nous l&#8217;avons fait, dans l&#8217;imaginaire de Misha Sydorenko, et par là-même le transporter. Catalin&#8217;arts : Bonjour Misha, peux-tu te présenter en quelques mots pour nos lecteurs ? Où es-tu né, quelles écoles as-tu suivi … ? Je m’appelle Misha Sydorenko, je suis né à Lviv, en Ukraine de l’Ouest, proche de la frontière polonaise. La partie Ouest de l’Ukraine ...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft wp-image-1769 size-large" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2018/09/CAPTIONLa-poupée-à-la-robe-blanche.-Huile-sur-toile.-50x40-cm_resize-873x1024.jpg" alt="CAPTIONLa poupée à la robe blanche. Huile sur toile. 50x40 cm_resize" width="620" height="727" />Quand on voit Misha peindre, par touches de couleurs et mouvements rapides, debout face à son chevalet, on ne peut qu&rsquo;être subjugué. Né en Ukraine, et maintenant installé à Paris, il sait nous compter son histoire, d&rsquo;où découlent sa passion pour la peinture et sa soif de rencontrer ceux qui apprécient ses toiles, son public.</p>
<p style="text-align: justify;">Ses œuvres, entre expressionnisme et post-impressionnisme, offrent un réel moment d&rsquo;intimité entre le spectateur et le sujet. En particulier ce sont ses nus avec leurs décors calfeutrés et cette impression de familiarité avec le sujet qui surprennent.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;équipe de Catalin&rsquo;arts, admirative de ses oeuvres et de son talent, s&rsquo;est liée d&rsquo;amitié avec lui et c&rsquo;est au cours de plusieurs rencontres dans l&rsquo;intimité de son atelier, qu&rsquo;a été réalisée cette interview dont le souhait, outre de vous faire découvrir son univers est de permettre au lecteur de voyager, comme nous l&rsquo;avons fait, dans l&rsquo;imaginaire de Misha Sydorenko, et par là-même le transporter.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Catalin&rsquo;arts : Bonjour Misha, peux-tu te présenter en quelques mots pour nos lecteurs ? Où es-tu né, quelles écoles as-tu suivi … ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je m’appelle Misha Sydorenko, je suis né à Lviv, en Ukraine de l’Ouest, proche de la frontière polonaise. La partie Ouest de l’Ukraine a une histoire à part, aussi mixte et diversifiée qu’intéressante. Elle est très différente de la partie Est, où se trouve Kiev, intégrée à l’URSS en 1922, peu de temps après une tentative d’indépendance à l’Ouest.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">J’ai été élevé dans une famille d’artistes, de restaurateurs et collectionneurs d’art. J’ai grandi pour ainsi dire comme dans un musée.<strong> J’ai l’intime conviction que l’essence même de mon art découle de mon enfance.</strong> J’ai commencé à peindre jeune car mon père peignait aussi. Je l&rsquo;accompagnais toujours dans ses sorties. Il m’emmenait visiter les musées, les studios d’artistes… j’adorais ces moments ! Etre un artiste est naturel pour moi, c’est comme manger et boire, quelque chose de tout à fait vital.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est lorsque j&rsquo;étais étudiant à l’Académie d’Art de Lviv que je me suis mis à peindre de manière intensive. Je lisais également beaucoup et, surtout, j’entretenais des relations très proches avec mes camarades et amis partis étudier les arts à Paris. L’impressionnisme, le post-impressionnisme et l&rsquo;expressionnisme, de même que l’art européen globalement m’ont beaucoup influencé et je dirais qu&rsquo;ils ont une part fondamentale dans mon évolution, dans mon &laquo;&nbsp;historique&nbsp;&raquo; si j&rsquo;ose dire. J’ai pu développer mon art, ma vision artistique et par là-même, ma propre vie. Je ne fais pas de distinction entre mon art et ma vie, je vis mon art. <strong>L’art n’est pas qu’une décoration dans un appartement, l’art est la vie, ma vie…</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-1770" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2018/09/CAPTIONLes-bords-de-la-Seine...-Huile-sur-toile.-95x100-cm_resize-1024x995.jpg" alt="CAPTIONLes bords de la Seine... Huile sur toile. 95x100 cm_resize" width="620" height="602" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Catalin&rsquo;arts : Tu es un artiste contemporain, t’identifies-tu à un mouvement en particulier ? </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il est aisé de me trouver de nombreuses similitudes avec les artistes contemporains, et j’aime d’ailleurs ce qu’ils font. Cependant, je ne pense sincèrement pas en faire partie. Ma manière de peindre est très personnelle.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Catalin&rsquo;arts : Comment définis-tu ton art ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Quand quelque chose m’intrigue, touche mes sentiments, par sa beauté ou tout autre chose, c’est un appel en moi, une invitation à peindre. Je peins comme cela : je vois, je mémorise, je rentre au studio pour faire des esquisses et au cours de ce processus je crée l’image finale.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img class="alignleft wp-image-1771 size-large" style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2018/09/CAPTIONLes-roses-de-son-jardin.-Huile-sur-toile.-100x65-cm_resize-633x1024.jpg" alt="" width="620" height="1002" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Catalin&rsquo;arts : Quand et quelles motivations t’on conduit à la peinture et as-t</strong><strong>u rapidement trouvé ton style ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Mon style est en développement permanent. Ce n’est pas un processus avec un état final, une ligne d’arrivée. On trouvera certainement des artistes ayant vécu assez longtemps pour dire, après des décennies à travailler en studio, que leur style est totalement achevé et accompli. Quant à moi, je souhaite continuer à construire ma sensibilité et mon style artistique, m’aventurer à peindre ce que je n’ai jamais exploré. Mon art n’est pas quelque chose que je répète à l’identique chaque jour.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Catalin&rsquo;arts : Tu n’utilises donc pas toujours les même techniques, ton art évolue sans cesse ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En réalité j’utilise mes propres techniques et processus : noir et blanc pour le fond, puis les couleurs. Avant tout cela je fais des croquis pour avoir une idée générale de la toile et de ce que je souhaite entreprendre. J’invente au fur et à mesure de la création, il n’y a rien d’arrêté ou de final.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Catalin&rsquo;arts : Peins-tu sur place parfois ? en extérieur ? Ou te fies-tu à ta seule mémoire ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les deux, si nécessaire je peux faire des esquisses et croquis en extérieur, et il m’arrive d’y peindre aussi parfois.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Catalin&rsquo;arts : Je suppose que ton carnet fait partie de tes indispensables à ne pas oublier lorsque tu pars : les clés, le téléphone… le carnet de croquis !</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Oui, totalement. J’emporte ma peinture, mes pinceaux, ce genre de choses, mais c’est parfois difficile, je ne peux par exemple pas emporter du naphta, lourd en voyage &#8211; white spirit &#8211; car il est très inflammable.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Catalin&rsquo;arts : Les technologies ont beaucoup évolué. T’arrive-t-il d’utiliser ton appareil photo pour capturer quelque chose que tu aurais vu et le transposer plus tard dans une esquisse ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cela m’arrive oui, si je vois quelque chose qui m’intéresse je prends une photo. A vrai dire, je prends beaucoup de photos. Quand tu vois quelque chose via le viseur de la caméra, tu t’en souviens naturellement mieux. Cela m’aide à fixer les sujets dans mon esprit, je prends donc beaucoup de photos à la suite.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignright wp-image-1768 size-large" style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2018/09/CAPTIONLa-nuit.-Huile-sur-toile.-70x80-cm_resize-1024x909.jpg" alt="" width="620" height="550" />Catalin&rsquo;arts : <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/David_Hockney" target="_blank">David Hockney</a>, dont l&rsquo;exposition se tenait il y a peu à Paris au Centre Pompidou, utilise beaucoup son iPad pour prendre des photos puis ensuite peindre. Il dessine-même, paraît-il, sur son iPad !</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em>J’y suis allé… le dernier jour au Centre Pompidou ! (rires). C’était une exposition très bien réalisée et très luxueuse, avec énormément d’oeuvres rassemblées, c’est important à mon sens de les voir réunies comme un tout.</p>
<p style="text-align: justify;">J&rsquo;ai également pu admirer les oeuvres d&rsquo;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Derain" target="_blank">André Derain</a>, toujours au Centre Pompidou. Je le préfère pour être honnête. J’appréciais énormément son travail lorsque j’étais étudiant. A mon studio j’avais toujours son livre ouvert sur la table. J’ai également vu ses oeuvres au <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9e_de_l%27Ermitage" target="_blank">Musée de l’Ermitage</a> à Saint Petersbourg où j’ai fréquemment séjourné, ainsi qu&rsquo; au <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9e_des_beaux-arts_Pouchkine" target="_blank">Musée des Beaux-Arts Pouchkine</a> de Moscou. Ils ont de nombreuses collections d’art français et j’étais très impressionné par toutes ces œuvres. C’est un petit peu comme le rock and roll qu’on écoutait étant adolescent ou enfant, on s’en souvient toute sa vie ! J’ai été très touché, et même subjugué par tant de beauté.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Derain" target="_blank">Derain </a>était un ami de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Braque" target="_blank">Braque</a>, de Picasso, avec qui il a travaillé (et participé à l’invention du cubisme), et de nombreux autres artistes. Ils utilisaient aussi le pointillisme, créé par <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Seurat" target="_blank">George Seurat</a>. Ses oeuvres sont très analytiques, mais en même temps, très sensibles. Il a réussi à connecter ces deux aspects, la rationalité et la sensibilité, c’est quelque chose de très fort chez Derain, et c’est qui m’inspirait tant.</p>
<p style="text-align: justify;">David Hockney dessine sur son iPad : <a href="https://www.youtube.com/watch?time_continue=3&amp;v=0jabJKtqK0k">https://www.youtube.com/watch?time_continue=3&amp;v=0jabJKtqK0k</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Catalin&rsquo;arts : Quels autres &laquo;&nbsp;maîtres&nbsp;&raquo; ont pu t’inspirer ou conforter ton goût pour la peinture ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Van_gogh" target="_blank">Van Gogh</a>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Oskar_Kokoschka" target="_blank">Oscar Kokoschka</a> &#8211; plus expressif -, et <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Gauguin" target="_blank">Paul Gauguin</a>, très différent. Gauguin avait sa “manière de vivre”. Il était très courageux, a beaucoup voyagé, quitté son pays pour la Polynésie, en plein milieu de l’Océan Pacifique, où il a survécu, peint, et finalement, où il est mort. Je pense qu’il est très important dans la vie d’être soi-même, et c’est ce que Gauguin a fait, c’est ce qui en partie me plaît en lui et m’a inspiré quand j’étais plus jeune.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a aussi <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Bonnard" target="_blank">Pierre Bonnard</a>. Très intime, il peignait des intérieurs, des nus, tout comme <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89douard_Vuillard" target="_blank">Edouard Vuillard</a>, un de ses grands amis. Ils étaient capables d’être très proches du sujet, du modèle, d’une manière totalement originale et efficace, mais aussi très simple. C’est quelque chose qui me parle artistiquement. Son “conte” si je puis le dire ainsi, sa conversation, est limpide pour moi. Voir ses oeuvres est une fête en soi, une fête de couleurs, de rythme, de la vie elle-même. L’art n’est pas que décoratif, c’est bien plus. Ce n’est pas seulement avoir une belle toile dans sa chambre.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Catalin&rsquo;arts : Cela fait beaucoup d’influences françaises !</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En effet ! C’est pour cela que je suis ici à Paris.</p>
<p><img class="alignleft wp-image-1762 size-large" style="margin-top: 0px; margin-bottom: -10px;" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2018/09/CAPTIONUne-soirée-parisienne.-Huile-sur-toile.-95x100-cm_resize-1024x1004.jpg" alt="" width="620" height="607" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Catalin&rsquo;arts : Tu partages ta vie entre l’Ukraine et Paris. Que représente Paris pour toi et pourquoi cet attachement à notre capitale ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Paris, c’est la capitale de la culture : je suis ici pour le style, l’art, la peinture, la beauté, l’architecture magnifique… <strong>J’adore marcher à Paris, le long de la Seine, quelle que soit l’heure.</strong> J’y suis heureux, content, et c’est une chose fondamentale pour moi, d’être heureux. J’apprécie ma vie ici.</p>
<p>En exposant ici j’ai rencontré beaucoup de personnes. J’ai notamment visité l&rsquo;atelier de <a href="http://www.gazio.fr/" target="_blank">Nicolas Gasiorowski</a> et nous avons parlé pendant six heures ! Je l&rsquo;ai rencontré pour la première fois à son vernissage. C’est, m’a-t-il confié, en voyant mon sourire devant ses oeuvres qu’il a décidé de m’inviter à son studio. Son message disait :“Allez Misha, viens prendre l’apéritif !” (accent français). Belle rencontre également avec <a href="http://julialevitina.com/home.html" target="_blank">Julia Levitina</a>, artiste ukrainienne qui vit maintenant aux USA. Elle est sculpteur, elle dessine, compose de la musique et joue même de la guitare ! Ce sont des personnes extrêmement intéressants et ouvertes au dialogue.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est ce que l’art représente aussi pour moi, <strong>j’aime partager les idées, les inspirations, l’art, la culture</strong>. C’est ce qui permet des rencontres autrement fort improbables. La culture rassemble des personnes totalement différentes et séparées que ce soit par les frontières, l’administratif, la politique et tant de choses.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Catalin&rsquo;arts : Qu’est-ce qui te motive, t’inspire ? As-tu des thèmes que tu ne te lasses pas d’explorer ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">J’aime les paysages, peindre l’environnement et ce que je trouve beau lorsque je vais dans la rue, mais également la nature que j’adore. L’océan Pacifique, la zone de Malibu, Los Angeles, et San Francisco m’ont transporté lors de mon voyage en Californie. Ce sont des vues impressionnantes et mémorables.</p>
<p style="text-align: justify;">Puis,<strong> je dois vous parler de mon amour pour le modèle vivant</strong>, les nus, les intérieurs et peindre des modèles en intérieur. C’est le sujet principal de mes oeuvres.</p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em><em>Misha commente et montre certaines de ses toiles à l’équipe Catalin’arts qu’il a réalisées à Paris, en Italie, à Sorento (proche de Naples), dans une région qu&rsquo;il affectionne particulièrement. Il a également peint à Capri, et explique qu’il a adoré peindre sur une île.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Catalin&rsquo;arts : </strong><strong>Tu voyages beaucoup en Europe. Est-ce que tu réalises tes paysages ou autres sur place, ou t’imprègnes-tu de la scène pour la retranscrire plus tard ? Quelle est ta méthode ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je peins sur des petits formats lorsque je voyage, d’abord je fais un croquis et je peins à l’huile face au sujet, j’utilise mes pinceaux, mes couteaux à peindre, mes doigts, tout ce dont je pourrais avoir besoin pour atteindre les résultats escomptés.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Catalin&rsquo;arts : C</strong><strong>’est très organique.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Tout à fait, c’est même une démarche dans ma vie, je veux être organique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Catalin&rsquo;arts : Cela te prend beaucoup de temps pour faire des miniatures ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Deux heures en général et parfois plus. Lorsque je suis en plein air je n’ai pas la même notion du temps. J’essaye de retranscrire le mouvement, mes peintures ne sont pas figées.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Catalalin&rsquo;arts : Comme dans une photographie ? Mais en utilisant de la peinture évidemment.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Oui mais surtout, je veux <em>capturer</em> le moment, montrer que tout se transforme, tout change. <strong>Je ne suis pas un peintre traditionnel qui peint les contours</strong>, comme par exemple Nicolas Poussin. Il est très classique, c’était une autre époque et cela a bien changé de nos jours. Je peins différemment, <strong>je peins des émotions plus que tout</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Catalin’arts : et des femmes ! (rires généralisés)</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il fallait que le sujet soit abordé ! <strong>La femme est le sujet le plus beau au monde selon moi</strong>, plus beau que toutes les villes et la nature assemblées, même si les humains, et donc les femmes font partie de la nature. Je peins beaucoup de nus c&rsquo;est vrai.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright wp-image-1764 size-large" style="margin-top: 0px;" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2018/09/CAPTIONDeux-soeurs.-Huile-sur-toile.-100x70-cm_resize-653x1024.jpg" alt="CAPTIONDeux soeurs. Huile sur toile. 100x70 cm_resize" width="620" height="972" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Catalin&rsquo;arts : Essayes-tu de retranscrire au mieux la réalité, ou préfères-tu user de ton imagination ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Plus jeune, je restais en face du sujet afin de le peindre. Aujourd’hui je travaille beaucoup plus en studio et j’utilise davantage mon imagination. Je transforme ce que j’ai vu. Par exemple j’ai peint la fontaine de Médicis au Jardin du Luxembourg et je l’ai rendue abstraite dans ma transcription. J’y étais l’après-midi et la lumière était particulièrement belle, elle se reflétait dans l’eau, il y avait du monde autour, je voulais capturer ce moment, cette luminosité et l’atmosphère générale. Cela s’est transformé dans mon esprit jusque dans ma toile. Il me faut chercher dans ma mémoire si je puis dire, et reproduire ce souvenir de manière artistique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Catalin&rsquo;arts : Tu peins également avec les mains. Tes doigts sont en contact direct avec la toile. Le choix de la matière est-il important et as-tu une préférence pour choisir ce support ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">J’utilise des toiles en lin, matériau très solide et dont j’adore la texture. Je suis très tactile et c’est un critère à mon sens. Il faut que la toile soit résistante, et la surface doit me convenir. J’utilise parfois de la poudre de marbre que je dissous dans mes couleurs pour ajouter du poids et de la texture à la toile. <strong>La peinture est quelque chose qui a rapport à la sensitivité, et travailler avec un matériau induit de devoir le toucher,</strong> le connaître, comme on l’imagine pour un sculpteur. Cela participe à la réalisation de meilleures peintures.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Catalin&rsquo;arts : </strong><strong>Tu as une palette de couleurs spécifique, peux-tu nous en parler ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">J’ai commencé, lors de mes études, avec la palette <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Postimpressionnisme" target="_blank">post-impressionniste</a>, celle de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Seurat" target="_blank">Georges Seurat</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Mon professeur m’avait expliqué de commencer par le blanc, qu’il faut déjà tout comparer au blanc.<strong> Il y a un ordre spécial pour l’application des couleurs sur la palette elle-même, le rouge ici, le jaune par là…</strong> Puis en grandissant, j’ai beaucoup changé, mais j’ai gardé cet ordre sur ma palette en main. Leur position est ancrée dans ma mémoire, il y a beaucoup de règles sur les mélanges aussi ; si on fait cela n’importe comment on finit avec des couleurs comment dire… « sales » ! Il faut mélanger avec le blanc, puis vérifier la nuance, la valeur de la couleur. J’ai bien entendu mes préférences en termes de couleurs, j’ai ma propre palette, et cela se voit sur mes oeuvres. J’aime les couleurs chaudes, le jaune, le rouge. En opposition à ces couleurs j’utilise la couleur carmin (note : le carmin est considéré comme un rouge froid, qui tend plus vers le violet), c’est la couleur pour moi qui ressemble le plus à un vin rouge. J’aime le carmin qui tend plus vers le violet aussi, et le rouge vermillon. Pour le bleu j’utilise le bleu outremer, parfois du marron. Avec mes contours qui se mélangent et mon utilisation des couleurs, <strong>souvent, on me fait observer que je “dépasse les lignes”</strong> sur mes toiles, <strong>cela rend mon travail plus abstrait.</strong> J’aime faire cela, c’est plus “cool”. <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Oskar_Kokoschka" target="_blank">Oskar Kokoschka</a> par exemple utilise cette technique, avec des couleurs très solides, vives, et cela rend ses toiles et le sujet plus forts.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Catalin&rsquo;arts : Combien de temps te faut-il pour peindre une toile ? Travailles-tu sans interruption jusqu’à sa finition ou reviens-tu sur l’ouvrage à plusieurs reprises ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cela dépend, généralement tout se fait en une seule session. Je commence avec le noir et blanc, qui doit sécher, puis j’y reviens et je retouche, encore et encore, toujours des retouches. Il m&rsquo;arrive de retoucher des toiles entamées des mois, voire des années plus tôt ! <strong>J’aime retoucher, rajouter des détails, en enlever, détruire des lignes, jusqu’à ce que je sois “satisfait” du résultat.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Catalin&rsquo;arts : Travailles-tu sur plusieurs tableaux à la fois ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Oui, je travaille sur plein de toiles en même temps, et souvent je change de toile et j’ajoute des touches par-ci, par-là. Mes tableaux évoluent petit à petit.<strong> Lorsque l’on peint, dessine, fait de la musique, nous parlons toujours d’une certaine façon de nous-mêmes</strong>, de notre place dans le monde, et exprimons notre vision personnelle : je la mets dans mes toiles de cette façon.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Catalin&rsquo;arts : Comment organises-tu tes journées à Paris ? As-tu une routine ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je vais au studio après avoir pris un café. J’aime travailler le matin, comme Paul Gauguin qui lui commençait ses toiles à 6 heures du matin, pour les finir à midi, de grands tableaux en plus ! Je ne suis pas rapide comme lui bien entendu… Mais je suis matinal. Je peins rarement l’après-midi. Je ne suis pas strict dans mes horaires de travail cependant, je suis flexible.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-large wp-image-1767" style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2018/09/CAPTIONGolden-nu.-Huile-sur-toile.-90x100-cm_resize-1024x864.jpg" alt="CAPTIONGolden nu. Huile sur toile. 90x100 cm_resize" width="620" height="523" /></p>
<p style="text-align: justify;"><b><strong>Catalin&rsquo;arts : </strong>Est-il important pour toi de montrer tes œuvres au public en dehors d’une vente ? Pourquoi ?</b></p>
<p style="text-align: justify;">J’adore montrer mon art, mes toiles, après le studio l’artiste sort et aime entendre l’avis des gens sur son travail. <strong>Je trouve intéressant de créer une connexion avec les autres, ma démarche consiste à partager mon âme, ma vision avec les gens.</strong> Ce n’est pas que pour moi, pour que cela reste chez moi à prendre la poussière, le but c’est le partage. Par exemple comme lors de ma visite au studio de <a href="https://www.manurich.com/#!" target="_blank">Manu Rich</a>, nous avons partagé des idées d’art, des concepts, il m’a montré son travail et je lui ai montré le mien, c’est le principe de la discussion. Cela me donne l’impression de rendre le monde plus beau. <strong>C’est peut-être un peu utopiste dit comme cela, mais je le pense vraiment, la beauté peut améliorer le monde.</strong> Si l’on fait plus de tableaux, plus d’expositions, cela attirera plein de gens qui n’iront pas ailleurs du coup. Nous poursuivons et cultivons la beauté en quelque sorte. C’est ça la culture.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Catalin&rsquo;arts : Est-ce difficile de se séparer d’une œuvre ? Conserves-tu certaines toiles que tu ne désires pas vendre ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Si on me paie cher… ça me va ! (rires). Un collectionneur suisse m’a d’abord acheté deux toiles, puis six… il m&rsquo;a même envoyé des photos de mes peintures une fois en place dans sa maison ! Lorsque je vois mes toiles dans des intérieurs comme cela, je suis content. Cela se voit dans leurs yeux qu’ils aiment mes toiles, et lorsqu’ils les achètent ils finissent par VIVRE avec mes toiles, c’est encore plus touchant.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Catalin&rsquo;arts : Quels sont aujourd’hui tes buts et tes attentes ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans un premier temps, je peins parce que je le dois. <strong>Je ne peux pas vivre sans peindre.</strong> Dans un second temps, je tente de faire de mon mieux, et ce que je considère “au mieux” maintenant a changé graduellement au fil des années. Je veux voir le monde, reproduire ce que je trouve beau, et le partager.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Catalin&rsquo;arts : Comment et à quel moment choisis-tu le nom de tes toiles ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Seulement lorsque j’ai fini la toile, pas avant. Ainsi j’ai le sentiment général que me procure la toile, et je peux la nommer. Nommer une toile “Pont-Neuf” par exemple n’est pas l’idéal selon moi, je préfère communiquer une idée, exprimer ce que j’ai essayé de transmettre dans la toile.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Catalin&rsquo;arts : Quelle est l’étape que tu préfères dans la réalisation d’une œuvre ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le début, lorsque je démarre ma toile ! <strong>Je prends le blanc et je mélange <em>pouff pouff pouff&#8230; </em></strong>je suis très expressif à ce moment-là ! Lorsque j’ai de la place je bouge beaucoup. Je n’ai jamais l’impression d’avoir fini donc ce que je préfère, c’est commencer. Je compare cela à la vie en elle-même qui ne peut pas être parfaite, il m&rsquo;arrive de penser que je devrais faire mieux, améliorer la toile, c’est difficile parfois dans ces moments. <strong>Je suis ravi lorsque je pense avoir fini une toile, puis je la regarde à nouveau, et les doutes arrivent…</strong> En fait j&rsquo;aime tout le processus, et parfois, je l’avoue, c’est déroutant, mais cela peut être aussi très agréable, cela dépend de ce que je ressens, du sujet, tout est connecté. Nous ne sommes pas des machines, personne ne l’est. <strong>Nous sommes tous humains, artistes peintres, poètes, musiciens, nous sommes tous influencés par notre éducation, notre nationalité, notre culture etc. Cela se transmet dans notre art.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright wp-image-1766 size-large" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2018/09/CAPTIONFontaine-Médicis.-Huile-sur-toile.-95x100-cm_resize-1024x1014.jpg" alt="CAPTIONFontaine Médicis. Huile sur toile. 95x100 cm_resize" width="620" height="613" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Catalin&rsquo;arts : D’après toi l’art est-il utile à la société ? Quel est le rôle de l&rsquo;artiste ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;art est indispensable ! Aujourd’hui si tu allumes la télévision tu vas y voir de la politique et encore plus de politique. Cela devient ennuyant. Où est l’art dans tout ça ? Je pense que l’on devrait en parler beaucoup plus, à la télévision, à la radio, et montrer l’art. Les gens oublient à force, et pensent que l’art est réservé aux professionnels de l’art et ceux qui les entourent, les passionnés d’art, alors que c’est faux. <strong>L’art a vraiment une mission dans notre société,</strong> plus il y aura d’intéressés mieux ce sera pour nous tous.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Catalin&rsquo;arts : Te verrais-tu enseigner ton métier et quels conseils donnerais-tu à un jeune débutant ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour être honnête je préfère peindre qu’enseigner. Bien sûr si un jeune artiste me sollicite je serai ravi de l’aider. J’aime les gens et la discussion, donc ce n’est pas un problème. Pour ce qui est d’enseigner j’ai un peu d’expérience en la matière, il y a quinze ans environ, j’ai enseigné le design pendant un temps assez court à l’académie d’art d&rsquo;Ukraine (<a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Ukrainian_Academy_of_Printing" target="_blank">Ukrainian Academy of Printing</a>), c’était une sorte d’échappatoire, puis je n’y suis jamais retourné finalement ! Pour moi peindre et enseigner ne sont pas compatibles, déjà au niveau du temps, mais surtout parce que j’ai l’impression qu’un professeur qui va passer son temps à parler aux jeunes et expliquer comment peindre, ce qui rend un tableau beau, et ce pendant des années, ne pourra peut-être pas créer autant&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Catalin&rsquo;arts : T’arrive-t-il de penser à un autre métier que tu aurais pu ou voulu exercer ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Musicien probablement ! Je jouais du piano. Ayant grandi dans une famille attirée par l’art je pense que j’aurais fini dedans de toutes manières ! J’ai aussi joué un peu de violoncelle mais j’étais trop vieux. J’adore le son de cet instrument.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Catalin&rsquo;arts : La question que l’on ne t’a pas posée ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je ne sais pas… mes réponses étaient tellement longues que j’ai dû couvrir presque tout ! (rires)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Catalin&rsquo;arts</strong> : Alors chère Natalia nous te laissons le mot de la fin si tu veux bien.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Natalia</strong> : Une anecdote alors ! Je me souviens que lors de notre première venue à Paris, nous avions l’impression d’avoir déjà vu la ville, car nous l’avions vue peinte tellement de fois dans les livres d’art, les peintures d’artistes ayant résidé à Paris. Je criais enthousiaste “Mais, j’ai déjà vu cela, et ça, et ça !” (rires). Nous avons visité beaucoup d’endroits lors de ce premier voyage !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Misha</strong> : Oui, nous avons visité la maison de Van Gogh et le studio de Picasso, entre autres ! Que de beaux souvenirs !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Catalin’arts : Merci beaucoup Misha pour cet entretien.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Merci à vous, c’était un grand plaisir pour moi.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Interview réalisée en anglais par l&rsquo;équipe Catalin&rsquo;arts : Catalina, Nick et Lou</strong><br />
<strong> Traduction et mise en page : Victoria</strong></p>
<h2 style="text-align: center;"><span style="text-decoration: underline;">Retrouvez Misha Sydorenko</span></h2>
<h4 style="text-align: center;"><a href="https://www.instagram.com/misha_sydorenko/" target="_blank">Instagram</a></h4>
<h4 style="text-align: center;"><a href="http://sydorenko.info/" target="_blank">Site Officiel</a></h4>
<h4 style="text-align: center;"><a href="https://www.saatchiart.com/mishasydorenko" target="_blank">Saatchi Art</a></h4>
<h4 style="text-align: center;"><a href="https://www.facebook.com/profile.php?id=100004995433370&amp;eid=ARB3XhVxtlhZe8_Or8TVGsawEWzwQ66INCu6cigTT3orC4bkwViOebB6avNxXsHLrGPjBs6PNSLkLTNx" target="_blank">Facebook</a></h4>
<hr />
<p style="text-align: center;">Découvrez les toiles de <strong>Natalia Kruchkevych</strong> :</p>
<div id="attachment_1741" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-1741" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2018/07/Notre-Dame-at-nigt-oil-on-canvas-80x70-cm..jpg" alt="Notre-Dame at nigth, oil on canvas, 80x70 cm." width="600" height="457" /><p class="wp-caption-text">Notre-Dame at nigth, huile sur toile, 80&#215;70 cm</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_1742" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2018/07/Sur-la-terrasse-du-cafe-oil-on-canvas-70x55-cm..jpg"><img class="wp-image-1742" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2018/07/Sur-la-terrasse-du-cafe-oil-on-canvas-70x55-cm..jpg" alt="Sur la terrasse du cafe, oil on canvas, 70x55 cm." width="600" height="430" /></a><p class="wp-caption-text">Sur la terrasse du café, huile sur toile, 70&#215;55 cm</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_1740" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-1740" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2018/07/Jardin-du-Luxembourg-oil-on-canvas-80x70-cm..jpg" alt="Jardin du Luxembourg, huile sur toile, 80x70 cm" width="600" height="500" /><p class="wp-caption-text">Jardin du Luxembourg, huile sur toile, 80&#215;70 cm</p></div>
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		<title>Festival de l&#8217;île de Wight 1970 &#8211; Souvenirs de reportage par Bernard Rouan</title>
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		<pubDate>Fri, 31 Mar 2017 17:11:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Victoria]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[musique]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>&#160; Fin août 1970, des centaines de milliers de personnes arrivent sur l&#8217;île de Wight, située sur la côte sud de l&#8217;Angleterre. S&#8217;ils ont fait le déplacement, c&#8217;est pour assister au Festival de l&#8217;île de Wight, et bien qu&#8217;ils ne le sachent pas encore, ce sera sa dernière édition, jusqu&#8217;à ce que le Festival renaisse de ses cendres dans les années 2000. Considéré comme l&#8217;un des derniers rendez-vous hippie &#8211; et le plus grand événement musical après Woodstock de l&#8217;époque -, le Festival de l&#8217;île de Wight de 1970 a une programmation impressionnante : y participent The Doors, The Who, Jimi Hendrix, Leonard Cohen, Joan Baez, Miles Davis et John Sebastian, pour ne citer qu&#8217;eux. Ce que les festivaliers, et le monde, ne peuvent deviner, c&#8217;est que quelques semaines plus tard, le 18 septembre, Jimi Hendrix &#8211; qui faisait son grand retour en cette année 1970 -, sera retrouvé mort dans une chambre d&#8217;hôtel à Londres. Début octobre, ce sera le tour de Janis Joplin. Cela marquera &#8211; bien que peu s&#8217;accordent sur une date précise &#8211; le déclin de l&#8217;époque hippie. C&#8217;est donc avant tous ces événements que Bernard Rouan, accompagné de son jeune frère et de son appareil photo, ...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="wp-image-1417 size-full aligncenter" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2017/03/wight.jpg" alt="wight" width="794" height="564" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Fin août 1970, des centaines de milliers de personnes arrivent sur l&rsquo;île de Wight, située sur la côte sud de l&rsquo;Angleterre. S&rsquo;ils ont fait le déplacement, c&rsquo;est pour assister au Festival de l&rsquo;île de Wight, et bien qu&rsquo;ils ne le sachent pas encore, ce sera sa dernière édition, jusqu&rsquo;à ce que le Festival renaisse de ses cendres dans les années 2000.</p>
<p style="text-align: justify;">Considéré comme l&rsquo;un des derniers rendez-vous hippie &#8211; et le plus grand événement musical après Woodstock de l&rsquo;époque -, le Festival de l&rsquo;île de Wight de 1970 a une programmation impressionnante : y participent <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Doors" target="_blank">The Doors</a>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Who" target="_blank">The Who</a>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jimi_Hendrix" target="_blank">Jimi Hendrix</a>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Leonard_Cohen" target="_blank">Leonard Cohen</a>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Joan_Baez" target="_blank">Joan Baez</a>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Miles_Davis" target="_blank">Miles Davis</a> et <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Sebastian" target="_blank">John Sebastian</a>, pour ne citer qu&rsquo;eux.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce que les festivaliers, et le monde, ne peuvent deviner, c&rsquo;est que quelques semaines plus tard, le 18 septembre, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jimi_Hendrix" target="_blank">Jimi Hendrix</a> &#8211; qui faisait son grand retour en cette année 1970 -, sera retrouvé mort dans une chambre d&rsquo;hôtel à Londres. Début octobre, ce sera le tour de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Janis_Joplin" target="_blank">Janis Joplin</a>. Cela marquera &#8211; bien que peu s&rsquo;accordent sur une date précise &#8211; le déclin de l&rsquo;époque hippie.</p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est donc avant tous ces événements que Bernard Rouan, accompagné de son jeune frère et de son appareil photo, assiste au Festival de Wight qu&rsquo;il immortalisera. Des décennies plus tard, en 2016, il publie &laquo;&nbsp;Photographies de Bernard Rouan &#8211; Festival de Wight&nbsp;&raquo;, un recueil des photographies qu&rsquo;il a conservées toutes ces années. C&rsquo;est à l&rsquo;occasion de la sortie de son ouvrage et de l&rsquo;exposition de ses photographies dans sa galerie du 3ème arrondissement de Paris &#8211; face au Carreau du Temple &#8211; que nous l&rsquo;avons rencontré et qu&rsquo;il a accepté de nous confier ses souvenirs de reportage, nous dévoilant également sa vision de ce Festival de légende et évoquant son parcours artistique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_1407" style="width: 880px" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-1407 size-full" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2017/03/La-scène.jpg" alt="La scène" width="870" height="602" /><p class="wp-caption-text">La scène</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<h4 style="text-align: justify;">Catalin&rsquo;arts : Pour nos lecteurs, pourrais-tu te présenter ?</h4>
<p style="text-align: justify;">Je m’appelle Bernard Rouan, j’ai aujourd’hui 74 ans, je suis né à Toulon, et je suis installé à Paris depuis les années 50-60, je suis marié et j’ai deux enfants. Je dirige la Galerie Rouan depuis 2013.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Catalin&rsquo;arts : Nous sommes dans ta galerie où en ce moment tu exposes tes photographies et présentes ton ouvrage. Lorsque tu invites d’autres artistes tu privilégies plutôt les arts visuels ? quels sont tes critères ?</h4>
<p style="text-align: justify;"> Oui c&rsquo;est un choix délibéré. Je n’expose que du visuel, la peinture et la photo.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Catalin&rsquo;arts : Le Festival de Woodstock en 1969 semble ancré dans les esprits, tu en penses quoi toi, c’est un peu une injustice ?</h4>
<p style="text-align: justify;">Non c’est normal c’était le plus grand festival de tous les temps. En 1970 il y a également eu Woodstock et c’était plus important qu’à Wight. D’ailleurs, la majorité des musiciens qui sont venus à Wight en 1970 venaient directement de Woodstock.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_1408" style="width: 630px" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-1408 size-large" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2017/03/Joan_Baez_70-3F-23-677x1024.jpg" alt="Joan_Baez_70-3F-23" width="620" height="937" /><p class="wp-caption-text">Joan Baez</p></div>
<h4></h4>
<h4 style="text-align: justify;">Catalin&rsquo;arts : Ton intérêt pour la photographie, c’est venu comment ?</h4>
<p style="text-align: justify;">C’est à peu près à cette période dans les années 60. J’ai commencé en 1968-1970 et donc le Festival de Wight est arrivé presque immédiatement. J’ai commencé comme pigiste mais un pigiste « light » : j’avais une agence qui « distribuait » mes photos. C’est comme ça que j’ai commencé et c’est ce qui m’a valu, deux ans après, d’abandonner mon boulot pour faire uniquement de la photo.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Catalin&rsquo;arts : Quelle est ta relation aujourd’hui avec la photographie numérique / digitale ? Tu continues à pratiquer la photo argentique ?</h4>
<p style="text-align: justify;">Non, j’ai arrêté la photo argentique à peu près dans les années 2000. J’ai résisté un peu parce que je voulais voir comment ça allait évoluer mais devant le progrès technologique, il faut s’incliner !</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1405" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2017/03/WIGHT_camp4-2.jpg" alt="Festival de Wight 1970" width="870" height="573" /></p>
<h4 style="text-align: justify;">Catalin&rsquo;arts : 1970, fin d’une époque, début d’une ère nouvelle : les Beatles viennent de se séparer, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jimi_Hendrix" target="_blank">Jimi Hendrix</a> et <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Janis_Joplin" target="_blank">Janis Joplin</a> vivent leurs derniers instants… La jeunesse dont tu faisais partie en avait-elle conscience ?</h4>
<p style="text-align: justify;">Non, bien sûr que non… On était assez insouciants, et on vivait le moment présent… D’ailleurs j’ai entendu dire que cette année-là au Festival de Wight les Beatles étaient là… enfin que John Lennon plus précisément était à Wight. Je ne l’ai pas vu et je ne l’ai appris qu’après. Pour les autres… ça a été un choc d’apprendre quinze jours après la mort de Jimi Hendrix et quinze jours plus tard celle de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Janis_Joplin" target="_blank">Janis Joplin</a> le 4 octobre.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Catalin&rsquo;arts : Tu partages tes images en te focalisant sur l’événement du Festival de Wight. Tu aurais pu l’appeler Jimi Hendrix, Miles Davis, Leonard Cohen ou encore John Sebastian au Festival de Wight. Pourquoi ce choix ?</h4>
<p style="text-align: justify;">Le plus important pour moi c’était l’événement, je n’étais pas spécialement fan de Jimi Hendrix, c’était un des grands qui commençait sérieusement à émerger à l’époque, moi j’aimais la musique en général. C’est surtout l’ambiance, le fait de se retrouver qui nous attirait, c’était cette jeunesse assez insouciante que j’aimais à l’époque.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_1406" style="width: 880px" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-1406 size-full" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2017/03/Leonard-Cohen_70-3F-27A.jpg" alt="Leonard Cohen_70-3F-27A" width="870" height="576" /><p class="wp-caption-text">Leonard Cohen</p></div>
<p><a href="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2017/03/WIGHT_Gens37-2.jpg"><br />
</a><a href="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2017/03/WIGHT_Gens64-3.jpg"><br />
</a></p>
<h4 style="text-align: justify;">Catalin&rsquo;arts : <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Leonard_Cohen" target="_blank">Leonard Cohen</a> vient malheureusement de nous quitter, tu en as pensé quoi de sa prestation le dernier jour du Festival de Wight, que tu as d’ailleurs immortalisée ?</h4>
<p style="text-align: justify;">Leonard Cohen a clôturé le festival de Wight, après Jimi Hendrix où ça c’était mal terminé, des gens avaient mis le feu derrière la scène et le concert s’était donc achevé dans le brouhaha. Puis cela s’est calmé et <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Leonard_Cohen" target="_blank">Leonard Cohen</a> est arrivé. Le but évident était de calmer le jeu et ses chansons plus tranquilles étaient de circonstance.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Catalin&rsquo;arts : A l’époque, sans doute pensais-tu qu’à 27 ans on avait déjà bien roulé sa bosse… Et aujourd’hui, « à peine » quelques années plus tard… Jimi Hendrix pour ne parler que de lui : un vieux de l’époque ou un jeune éternel ?</h4>
<p style="text-align: justify;"><em>Rires </em>C’est un jeune éternel… Pas de doute !</p>
<h4 style="text-align: justify;">Catalin&rsquo;arts : As-tu retrouvé ou gardé des liens avec les festivaliers que tu as immortalisés dans la foule ?</h4>
<p style="text-align: justify;">Aucun ! Je suis allé là-bas pour faire un reportage, et après je suis passé à autre chose. Le seul avec qui j’avais gardé des liens bien-sûr c’était mon jeune frère parce qu’il était venu avec moi ! Mais c’est tout. Par contre j’ai rencontré après beaucoup de gens qui étaient à Wight, et notamment une photographe avec qui j’avais fait des photos à Wight au même instant ! c&rsquo;est fou !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1404" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2017/03/WIGHT_camp13-2.jpg" alt="Festival de Wight 1970" width="870" height="588" /></p>
<h4 style="text-align: justify;">Catalin&rsquo;arts : Pour tous ceux qui n’ont pas pu assister à ce concert mémorable, trop jeunes ou trop vieux, ou pas encore nés, tu nous y transportes ?</h4>
<p style="text-align: justify;">C’est dans ce but que j’ai réalisé cette rétrospective photo. Je me suis plongé dans mes archives que je n’avais pas consultées depuis des années. Je savais qu’elles étaient là et à un moment donné, je me suis senti prêt pour les sortir et c’est ce que j’ai fait. Mon objectif c&rsquo;était de partager cette période et je savais que si je ne faisais pas le travail personne ne le ferait à ma place. Les photos auraient été perdues, elles auraient terminé sûrement à la poubelle… j’ai donc décidé de réaliser cet ouvrage de publication.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Catalin&rsquo;arts : Ne penses-tu pas avec le recul qu’en photographiant cette jeunesse libérée : jeunes dévêtus, joints, peace and love, c’est un peu la mentalité de l’époque que tu as sauvegardée ?</h4>
<p style="text-align: justify;">Oui, pour moi c’était l’apogée de la période hippie. Ensuite, cela a décliné très vite et dans les années 74-78 on était déjà passés à autre chose ! Evidemment à l’époque on n’avait pas conscience de cela. On se trouvait là à ce moment, comme d’autres sont présents à des événements importants.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1411" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2017/03/WIGHT_Gens64-3.jpg" alt="Festival de Wight 1970" width="870" height="595" /><a href="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2017/03/WIGHT_Gens37-2.jpg"><br />
</a></p>
<h4 style="text-align: justify;">Catalin&rsquo;arts : Tu as saisi sur le vif les spectateurs et parfois même leur intimité, ce qui aujourd’hui serait beaucoup plus compliqué. C’était naturel pour toi ?</h4>
<p style="text-align: justify;">Ah oui ! C’était ce qui m’intéressait, je n’étais pas spécialement préparé à ça, j’étais tellement à fond dedans que je photographiais ce qui était dans mon environnement immédiat. Je n’ai pas cherché à photographier de choses spectaculaires, j’ai pris les choses comme elles se présentaient, naturellement. Par exemple l’après-midi je ne suis pas allé avec le groupe avec qui j’étais à côté de la scène, qui avait décidé d’aller se baigner. J’avais trop peur que mes affaires, et surtout mon appareil photo, disparaissent. C’est pour ça que je n’ai pas de photos de gens qui se baignent dans la Manche, j’ai photographié la proximité qui m’entourait.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Catalin&rsquo;arts : Si à l’époque tu avais pu disposer d’une caméra, aurais-tu quand même opté pour ton appareil photo ?</h4>
<p style="text-align: justify;">J’aurais pu avoir une caméra mais à l’époque je m’intéressais trop à la photo. Après j’ai fait de la vidéo, des reportages. Par exemple, je vais faire une digression, en 2012, je suis allé visiter Pétra une des plus grandes merveilles érigée par l&rsquo;homme et façonnée sans cesse par les éléments. J’avais une caméra vidéo et j&rsquo;ai donc commencé à filmer. A un moment je me suis retrouvé face à des arrangements rocheux uniques aux couleurs étonnantes se succédant dans les différentes formations géologiques&#8230; des photos d’art quoi ! Captivé par ce spectacle j’ai rangé ma caméra et je n&rsquo;ai plus fait que des photos. Je crois que c’est ce qui a déclenché mon retour à la photo. J’ai complément abandonné la caméra et je ne fais plus maintenant que de la photo.</p>
<p><img class="aligncenter wp-image-1410 size-full" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2017/03/Campement_H_14A.jpg" alt="Campement_H_14A" width="870" height="576" /></p>
<h4 style="text-align: justify;">Catalin&rsquo;arts : Et la violence, qui a émaillé le Festival de Wight, filmée par Murray Lerner en particulier, tu l’as vécue ?</h4>
<p style="text-align: justify;">Non je ne l’ai pas vécue. Je sais qu’il y en a eu et que c’était surtout provoqué par des jeunes qui étaient à l’extérieur de l’enceinte du festival, sur la colline, parce qu’ils ne voulaient pas payer les 3 livres sterling pour le ticket d’entrée. Ils ont reproché aux organisateurs de ne pas les avoir laissés entrer. Mon propos ce n’était pas ça, je voulais vivre tranquillement ce festival et je me fichais que derrière les barbelés ils se castagnent.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Catalin&rsquo;arts : Tu as développé tes pellicules et religieusement gardé les négatifs nous permettant ainsi de revivre ces moments. Il s’agit là de l’intégralité de tes photos où as-tu opéré une sélection ?</h4>
<p style="text-align: justify;">J’ai fait une sélection, mais assez large. Je n’ai pas fait tant de photos que ça. Après j’ai mitraillé davantage, mais à l’époque je ne faisais pas énormément de photographies. Je les ai protégées pendant des années, je les ai surtout numérisées, c’est ce qui me permet aujourd’hui de les exploiter.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_1409" style="width: 880px" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-1409 size-full" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2017/03/Jimi-Hendrix70-3F-12A.jpg" alt="Jimi Hendrix70-3F-12A" width="870" height="580" /><p class="wp-caption-text">Jimi Hendrix</p></div>
<h4 style="text-align: justify;">Catalin&rsquo;arts : Qu’as-tu ressenti suite au destin tragique de Jimi Hendrix et Janis Joplin presque au lendemain de ton reportage ?</h4>
<p style="text-align: justify;">J’aimais beaucoup Janis Joplin, plus que Jimi Hendrix pour être honnête. Lorsque j’ai appris la nouvelle, comme pour tout le monde, cela a été un choc. Puis tout est allé très vite, on m’a demandé mes photos et l’agence les a diffusées.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Catalin&rsquo;arts : Aujourd’hui on a le covoiturage, l’avion, il suffit de savoir cliquer. On faisait comment à l’époque pour aller à l’île de Wight ?</h4>
<p style="text-align: justify;">Ce n’était pas très compliqué ! Le train de gare Saint-Lazare jusqu’à Cherbourg, le bateau jusqu’à Southampton, le bac jusqu’à l’île de Wight, et après on a marché. J’ai fait le chemin en sens inverse. Ce qui était amusant c’était sur le retour&#8230; comme j’en avais marre de manger du fish and chips depuis huit jours j’ai décidé qu’on allait manger au restaurant du bateau avec mon petit frère. On a embarqué à Southampton et une fois à bord on s’est tout naturellement dirigés vers le restaurant première classe. J’étais vêtu d’une grosse veste en poil de chèvre blanche qui devait avoir l’air un peu douteuse… Lorsque nous nous sommes installés on a fait le vide autour de nous&#8230; Toutes les vieilles anglaises se sont un peu écartées. Je pense que l’odeur, au bout de huit jours, devait y être pour quelque chose ! (rires). Le serveur semblait assez inquiet, voire nerveux… je pense qu’il se demandait si on allait payer ! Puis j’ai été accueilli à l’arrivée par la Douane qui a ouvert toutes les pellicules, toutes les boîtes photo pour voir s’il n’y avait pas de la drogue cachée dedans. J’ai dû fournir les numéros de mes appareils photo et j’ai même ensuite été convoqué à la Douane à Paris pour vérifier qu’ils étaient bien légaux. A part ça tout s’est bien passé ! (rires)</p>
<h4 style="text-align: justify;">Catalin&rsquo;arts : Que penses-tu de la renaissance de ce Festival dans les années 2000 ? Tu crois qu’on pourrait revivre une telle expérience de nos jours ?</h4>
<p style="text-align: justify;">Non, ce n’est plus du tout pareil… Je suis en contact avec les organisateurs du Festival d’aujourd’hui. J’ai envoyé mon livre à la directrice. Je leur ai donné les photos qui sont sur leur site et dans les archives historiques du Festival. Mais ça n’a plus rien à voir, les concerts aujourd’hui c&rsquo;est tout à fait autre chose… On a changé d’époque.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1412" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2017/03/WIGHT_Gens37-2.jpg" alt="Festival de Wight 1970" width="870" height="578" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4 style="text-align: justify;">Catalin&rsquo;arts : Justement, tu as la nostalgie de cette époque ?</h4>
<p style="text-align: justify;">Non. Il se trouve que je baigne dedans depuis 2-3 ans parce que j’ai ressorti ces archives et je me suis aperçu que cela intéressait beaucoup de monde, donc je suis content, mais j’ai tourné la page, comme j’ai tourné la page de l’argentique vers le numérique.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Catalin&rsquo;arts : Si tu devais choisir un seul morceau ou une seule chanson pour accompagner tes photos, ça serait quoi ?</h4>
<p style="text-align: justify;">Mon groupe préféré de l’époque, et la raison pour laquelle j’étais aussi content d’aller à Wight, c’était les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ten_Years_After" target="_blank">Ten Years After</a>. Si j’avais un morceau, ce serait un grand classique de leur répertoire qui s’appelle <em>Let it Rock.</em></p>
<p><iframe style="display: block; margin: 0px auto;" id="_ytid_51121" width="620" height="349" src="https://www.youtube.com/embed/nyce98KElE0?enablejsapi=1&#038;autoplay=0&#038;cc_load_policy=0&#038;iv_load_policy=1&#038;loop=0&#038;modestbranding=0&#038;rel=1&#038;showinfo=1&#038;playsinline=0&#038;controls=2&#038;autohide=2&#038;theme=dark&#038;color=red&#038;wmode=opaque&#038;vq=&#038;" frameborder="0" class="__youtube_prefs__" allowfullscreen ></iframe></p>
<h4 style="text-align: justify;">Catalin&rsquo;arts : Avec plus de 600 000 spectateurs, le Festival de Wight de 1970 est considéré comme le dernier rendez-vous hippie et le plus grand événement musical de l’époque en Europe. Tu es d’accord ?</h4>
<p style="text-align: justify;">Oui, oui ! On n’a rien vu de tel, l’année d’avant où il y avait Bob Dylan il y avait 150 000 personnes, là 600 000 puis après plus rien ! Difficile de contester donc !</p>
<h4 style="text-align: justify;">Catalin&rsquo;arts : Merci Bernard de nous avoir permis de revivre cet événement légendaire, sans doute l&rsquo;un des derniers rendez-vous hippies&#8230;</h4>
<p>&nbsp;</p>
<h4 style="text-align: center;"></h4>
<h4 style="text-align: center;"></h4>
<h2 style="text-align: center;">Retrouvez Bernard Rouan</h2>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.galerie-rouan.com/" target="_blank">Galerie Rouan &#8211; Site Officiel</a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="https://fr-fr.facebook.com/galerierouan/" target="_blank">Facebook Galerie Rouan</a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le 5 AVRIL 2017 &#8211; A l&rsquo;initiative de &laquo;&nbsp;<a href="https://www.facebook.com/hummingbirdsproject/?ref=ts&amp;fref=ts" target="_blank">The Hummingbirds Project</a>&nbsp;&raquo; &#8211; vente aux enchères au bénéfice des associations d&rsquo;aide aux victimes du terrorisme et financement de projets civiques et solidaires</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous ne pouvions terminer cet entretien sans vous parler de la vente aux enchères organisée par l&rsquo;association &laquo;&nbsp;<a href="https://www.facebook.com/hummingbirdsproject/?ref=ts&amp;fref=ts" target="_blank">The Hummingbirds Project</a>&nbsp;&raquo; au profit des victimes du terrorisme. A cette occasion <strong>Bernard Rouan</strong> offre un tirage argentique de la photo de <strong>Jimi Hendrix</strong> prise lors de ce Festival, souvenir de l&rsquo;une des dernières scènes de celui qui devait nous quitter quelques jours plus tard&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">De nombreux artistes ont également offert une de leurs œuvres qui seront exposées le 5 avril à partir de 17 heures dans les salons de l&rsquo;<strong>Hôtel de Ville de Paris</strong>. La vente, dirigée par Me <strong>Pierre Cornette de Saint-Cyr (Drouot)</strong> de manière bénévole débutera à 19 heures. N&rsquo;hésitez pas à participer ! Vous pouvez consulter les oeuvres en <a href="http://catalogue.drouot.com/html/d/index.jsp?id=82790" target="_blank">cliquant ici</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-large wp-image-1418" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2017/03/17571983_1510845788934877_1543330772_o-1024x576.jpg" alt="17571983_1510845788934877_1543330772_o" width="620" height="348" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;">Propos recueillis le 12 décembre 2016 par Victoria M. et Catalina H.</p>
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		<title>Mikl Mayer &#8211; Interview #2</title>
		<link>https://catalinarts.fr/mikl-mayer-interview-2/</link>
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		<pubDate>Mon, 20 Mar 2017 16:40:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Catalina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Bande dessinée]]></category>
		<category><![CDATA[arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[bande dessinée]]></category>
		<category><![CDATA[BD]]></category>
		<category><![CDATA[comic]]></category>
		<category><![CDATA[garcon magazine]]></category>
		<category><![CDATA[mikl mayer]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>MIKL MAYER En dédicace à Paris le 17 février 2017 pour son nouvel album « MES PAPAS avant MOI » Edité par GARÇON ÉDITION &#160; Catalin&#8217;arts : Bonjour Mikl l’équipe de catalin’arts est ravie de te retrouver à Paris et c’est tout naturellement que nous avons préparé quelques questions indiscrètes… pas toutes rassure-toi… (rires) Catalin&#8217;arts : Tu collabores désormais avec Garçon Magazine, ton nouvel éditeur, qu&#8217;est-ce qui a changé pour toi ? Mikl : Tout d’abord j’ai apprécié d’avoir une totale liberté dans mon rythme travail. Je peux publier quand je veux. J’ai également pu collaborer sur la maquette et réaliser un album à mon image gardant une liberté artistique dont je suis extrêmement satisfait. &#160; &#160; &#160; Catalin&#8217;arts : Vendredi dernier tu étais à Paris en dédicace à la Librairie « Les mots à la Bouche » pour ton album « Mes papas avant Moi ». Comment t’es venue cette idée d’un retour en arrière&#8230; dans le passé de tes personnages, aux origines si j’ose dire… Tu nous en dis quelques mots ? Mikl : Dans le précédent album un passage parlait de la rencontre entre les deux papas et j’ai tout de suite compris que les lecteurs espéraient en savoir plus… Alors l’idée d’un autre album ...</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><strong>MIKL MAYER</strong></h3>
<h5 style="text-align: center;">En dédicace à Paris le 17 février 2017</h5>
<h5 style="text-align: center;">pour son nouvel album</h5>
<h3 style="text-align: center;">« <strong>MES PAPAS <span style="color: #ff0000;">a</span><span style="color: #ffcc00;">v</span><span style="color: #99cc00;">a</span><span style="color: #008000;">n</span><span style="color: #00ccff;">t</span> <span style="color: #ff00ff;">MOI</span></strong><span style="color: #ff00ff;"> </span>»</h3>
<p style="text-align: center;">Edité par <a href="https://garcon-magazine.com/" target="_blank">GARÇON ÉDITION</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_1353" style="width: 630px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2017/03/17349152_1426748457375803_1143746442_o.jpg"><img class="wp-image-1353 size-large" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2017/03/17349152_1426748457375803_1143746442_o-680x1024.jpg" alt="17349152_1426748457375803_1143746442_o" width="620" height="933" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright : Mikl Mayer</p></div>
<h4>Catalin&rsquo;arts : Bonjour Mikl l’équipe de catalin’arts est ravie de te retrouver à Paris et c’est tout naturellement que nous avons préparé quelques questions indiscrètes… pas toutes rassure-toi… (rires)</h4>
<h4>Catalin&rsquo;arts : Tu collabores désormais avec <a href="https://garcon-magazine.com/" target="_blank">Garçon Magazine</a>, ton nouvel éditeur, qu&rsquo;est-ce qui a changé pour toi ?</h4>
<p>Mikl : Tout d’abord j’ai apprécié d’avoir une totale liberté dans mon rythme travail. Je peux publier quand je veux. J’ai également pu collaborer sur la maquette et réaliser un album à mon image gardant une liberté artistique dont je suis extrêmement satisfait.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_1362" style="width: 691px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2017/03/17361317_1430772346973414_727312561_n.jpg"><img class="wp-image-1362 size-full" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2017/03/17361317_1430772346973414_727312561_n.jpg" alt="17361317_1430772346973414_727312561_n" width="681" height="960" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright : Mikl Mayer</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_1363" style="width: 691px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2017/03/17391809_1430772343640081_2010037362_n.jpg"><img class="wp-image-1363 size-full" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2017/03/17391809_1430772343640081_2010037362_n.jpg" alt="17391809_1430772343640081_2010037362_n" width="681" height="960" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright : Mikl Mayer</p></div>
<h4>Catalin&rsquo;arts : Vendredi dernier tu étais à Paris en dédicace à la Librairie « Les mots à la Bouche » pour ton album « Mes papas avant Moi ». Comment t’es venue cette idée d’un retour en arrière&#8230; dans le passé de tes personnages, aux origines si j’ose dire… Tu nous en dis quelques mots ?</h4>
<p>Mikl : Dans le précédent album un passage parlait de la rencontre entre les deux papas et j’ai tout de suite compris que les lecteurs espéraient en savoir plus… Alors l’idée d’un autre album m’est venue, d’autant que je n’ai pas encore retrouvé les droits de mon précédent album puisque j’ai changé d’éditeur récemment. Comme je voulais continuer l’aventure de « Mes Papas », c’est tout naturellement que j&rsquo;ai créé« Mes papas avant moi ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Catalin&rsquo;arts : Beaucoup d’invités ont réservé leur soirée pour être là. <a href="https://garcon-magazine.com/" target="_blank">Garçon Magazine</a> a géré avec aisance et professionnalisme l’événement, et la Librairie « Les mots à la bouche » t’a accueilli dans son univers. Tu étais au cœur de cette belle soirée, « la vedette » comme on dit. Je suppose que plein d’émotions t’ont envahi… comment l’as-tu vécu ?</h4>
<p>Mikl : C’est toujours impressionnant de voir des gens qui se déplacent pour notre travail, surtout que c’est la première fois que je suis en dédicace à Paris. Certains sont même venus de province, de Dijon notamment&#8230; d’horizons différents, pour me voir. Cela fait extrêmement plaisir.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Catalin&rsquo;arts : Ta BD est la première en France à aborder le thème d’une famille homoparentale et le succès est au rendez-vous. A quand un livre tiré de ta BD, un film pourquoi pas ! Sérieusement, tu y as songé, est-ce un de tes projets ?</h4>
<p>Mikl : J’aimerais beaucoup. Certains de mes fans sont dans la production d’animations pour des séries TV donc pourquoi pas ! On verra ce que l’avenir nous réserve mais c’est une idée qui me plairait beaucoup.</p>
<div id="attachment_1352" style="width: 630px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2017/03/17269928_1425723117478337_49699214_o.jpg"><img class="wp-image-1352 size-large" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2017/03/17269928_1425723117478337_49699214_o-1024x658.jpg" alt="17269928_1425723117478337_49699214_o" width="620" height="398" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright : Mikl Mayer</p></div>
<h4>Catalin&rsquo;arts : Une adaptation sous forme de livre ou de film pourrait donc se faire ?</h4>
<p>Mikl : Oui c’est envisageable et tentant.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Catalin&rsquo;arts : Une de tes sources d’inspiration, <strong><a href="https://www.facebook.com/PageArielleDombasle/?fref=ts" target="_blank">Arielle Dombasle</a></strong> a accepté de faire partie de l’aventure et ton adaptation de son personnage dans la BD. Elle a déclaré avoir tout de suite été séduite par la sensibilité de ton trait et de tes histoires. Elle a aussi confié qu’elle trouvait un « petit côté Hergé chez toi », sacré compliment ! Que penses-tu de cette comparaison dont tu ne t’es jamais vanté… c’est motivant non ?</h4>
<p>Mikl : C’est très motivant et en même temps intimidant. Je crois que c’est le meilleur compliment que l’on pouvait me faire parce que je suis un grand fan d’Hergé et de son travail. C’est pour moi un des plus grands dessinateurs de bande dessinée qui soit. Je ne m’en vante pas en effet car je suis assez réservé… je le fais pour plaisanter parfois (rires).</p>
<p>Cela m’a touché et énormément marqué.</p>
<div id="attachment_1348" style="width: 630px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2017/03/17273848_1425714810812501_1240308919_o.jpg"><img class="wp-image-1348 size-large" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2017/03/17273848_1425714810812501_1240308919_o-680x1024.jpg" alt="17273848_1425714810812501_1240308919_o" width="620" height="933" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright : Mikl Mayer</p></div>
<h4>Catalin&rsquo;arts : C’est la première fois que tu viens en dédicace à Paris, mais tu nous rends souvent visite dans notre belle capitale. Tu prends toujours un train de nuit et débarques à l’aube à l’heure où Paris s’éveille. Tu arrives à dormir comme un bébé pendant le trajet ou au contraire tu lis, tu dessines, tu es inspiré, tu as des angoisses…</h4>
<p>Mikl : En général je dors très bien dans le train parce que j’ai des journées bien remplies. Il arrive aussi que le sommeil ne vienne pas rapidement et les idées me traversent alors l’esprit… je refais un peu le point. En ce moment, pour tout dire, je pense beaucoup à mon amoureux (rires).</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Catalin&rsquo;arts : Toujours à propos d’inspiration, le cinéma est-il une source d’inspiration pour toi ?</h4>
<p>Mikl : Bien sûr ! Je suis un passionné de cinéma. Tout est source d’inspiration pour moi-un petit détail, une anecdote. Il faut ensuite arriver à le développer dans le scénario.</p>
<div id="attachment_1351" style="width: 630px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2017/03/17269283_1425722950811687_126855189_o.jpg"><img class="wp-image-1351 size-large" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2017/03/17269283_1425722950811687_126855189_o-1024x658.jpg" alt="17269283_1425722950811687_126855189_o" width="620" height="398" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright : Mikl Mayer</p></div>
<h4>Catalin&rsquo;arts : Tu trouves le temps de dialoguer avec tes fans sur les réseaux sociaux et de réagir à leurs commentaires. C’est important pour toi cet échange, tiens-tu compte de leurs suggestions ?</h4>
<p>Mikl : Je ne gère pas tout seul les réseaux et suis aidé en cela lorsque je suis absent et que je ne peux pas interagir. Mais je tiens à répondre moi-même aux suggestions. C’est très important de garder le contact avec les fans, de savoir ce qu’ils pensent et de répondre au mieux à leurs attentes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Catalin&rsquo;arts : Comment as-tu trouvé ton style ? Il est souvent difficile de se trouver. A force de regarder d&rsquo;autres artistes est-ce qu’on a du mal à trouver son propre style ?</h4>
<p>Mikl : Pas forcément. Ce qui a été compliqué pour « Mes papas et moi » c’est que je voulais un style un peu différent de ce que j’avais fait avant. Comme dans chaque série que je crée j’essaie de trouver le meilleur moyen de m’adapter d’abord au scénario et ensuite bien sûr à obtenir un graphique plaisant.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Catalin&rsquo;arts : Que penses-tu du fait de s’inspirer, voire de copier d’autres artistes, bien sûr tant que c’est pour s’entraîner, pour progresser, pour s’améliorer ? Tout le monde copie tout le monde même les plus grands artistes ont copié un jour.</h4>
<p>Mikl : A mes débuts j’ai commencé par copier les Walt Disney je ne vais pas m’amuser à critiquer ceux qui copient (rires). C’est utile, cela permet d’apprendre, d’utiliser et d’essayer d’autres méthodes, de faire évoluer son style graphique. C’est certainement positif de copier mais lorsque l’on crée son œuvre il faut revenir à sa propre identité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Catalin&rsquo;arts : Penses-tu toujours travailler seul au scénario, dessin, couleur… être au four et au moulin… ou envisagerais-tu une collaboration, éventuellement sur un autre projet ?</h4>
<p>Mikl : Je suis ravi que tu me poses cette question car depuis peu je suis sur un projet d’album sur la vie d’Arthur Rimbaud dont j’écrirai le scénario et c’est un autre dessinateur qui s’occupera du graphisme. Il s&rsquo;agit de <a href="https://www.facebook.com/Javier-Navarro-Artworks-656395124492982/?fref=ts" target="_blank"><strong>Javier Navarro</strong></a>.</p>
<div id="attachment_1342" style="width: 630px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2017/03/16931078_1407623585954957_1451991054_o.jpg"><img class="wp-image-1342 size-large" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2017/03/16931078_1407623585954957_1451991054_o-754x1024.jpg" alt="16931078_1407623585954957_1451991054_o" width="620" height="842" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright : <a href="https://www.facebook.com/Javier-Navarro-Artworks-656395124492982/?fref=ts" target="_blank">Javier Navarro </a>et Mikl Mayer</p></div>
<h4>Catalin&rsquo;arts : Je suis ravie de te l’avoir posée et je te remercie pour ce scoop !</h4>
<h4>Catalin&rsquo;arts : As du crayon et de la souris, sens du récit, patience et opiniâtreté sont des qualités indispensables que tu possèdes, mais quelles sont les techniques artistiques que tu souhaiterais développer ?</h4>
<p>Mikl : J’aimerais apprendre à travailler sur la 3D. Ce serait intéressant d’adapter une BD en 3D. Sinon je ne me pose pas trop la question. J’essaie de m’améliorer dans tout ce que je fais, c’est une façon de développer mes techniques et j’ai encore du travail !</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Catalin&rsquo;arts : As-tu des &laquo;&nbsp;bêtes noires&nbsp;&raquo; en dessin, t’arrive-t-il de gommer, recommencer, déchirer des pages jusqu’à obtenir le résultat final attendu ?</h4>
<p>Mikl : Oui, la pire pour moi, dessiner une voiture ! C’est une de mes bêtes noires ! J’ai horreur de dessiner les voitures, je mets du temps, je recommence plusieurs fois… Certains plans sont aussi plus difficiles que d’autres et m’amènent à user ma gomme. J’insiste et je réussis finalement à obtenir un résultat qui me convient.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Catalin&rsquo;arts : Sur quoi as-tu envie de te focaliser en 2017 ? D’autres projets, ou événements à prévoir en dehors de l’album sur la vie d’Arthur Rimbaud ?</h4>
<p>Mikl : Le prochain album de « Mes papas avant moi » qui clôturera la série et qui sortira à la rentrée je pense. Une nouvelle séance de dédicace à Paris j’espère, mais ce qui me plairait ce serait de tourner un peu partout en France, d’aller à la rencontre de mon public qui est un peu éparpillé, même à l’étranger, mais ce serait plus difficile.</p>
<div id="attachment_1395" style="width: 630px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2017/03/17430688_1431915910192391_2132711075_o-1.jpg"><img class="wp-image-1395 size-large" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2017/03/17430688_1431915910192391_2132711075_o-1-727x1024.jpg" alt="17430688_1431915910192391_2132711075_o (1)" width="620" height="873" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright : Mikl Mayer</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Catalin&rsquo;arts : Pour l’instant c’est un peu compliqué mais cela viendra l’étranger !</h4>
<h4>Catalin&rsquo;arts : <strong><a href="https://www.facebook.com/KevinElarbiOfficiel/" target="_blank">Kévin Elarbi</a></strong> était présent à ta soirée de dédicace et nous avons eu le plaisir à cette occasion de faire nous-mêmes sa connaissance. Il fera partie de l’aventure du prochain album. Comment est née cette collaboration ?</h4>
<p>Mikl : J’ai découvert <a href="https://www.facebook.com/KevinElarbiOfficiel/" target="_blank">Kévin</a> dans la série <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Clem_(s%C3%A9rie_t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e)" target="_blank">Clem </a>sur TF1. Je me suis intéressé à son parcours et lorsque j’ai appris qu’il était Ambassadeur de <a href="https://www.le-refuge.org/" target="_blank"><strong>l’Association Le Refuge</strong></a>, j’ai tout de suite pensé que je devais le rencontrer. Nous nous sommes très bien entendus et l’envie de travailler avec lui sur l’album est venue rapidement. Il était très enthousiaste et je suis ravi qu’il fasse partie de l’aventure. <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Lucie_Lucas" target="_blank">Lucie Lucas</a> a également accepté de participer au Tome 2 de « Mes Papas &amp; Moi ». J’en suis ravi&#8230; je suis comblé !</p>
<div id="attachment_1349" style="width: 630px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2017/03/17269331_1425722954145020_1315377454_o.jpg"><img class="wp-image-1349 size-large" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2017/03/17269331_1425722954145020_1315377454_o-1024x658.jpg" alt="17269331_1425722954145020_1315377454_o" width="620" height="398" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright : Mikl Mayer</p></div>
<h4>Catalin&rsquo;arts : Une petite question indiscrète pour nos lecteurs qui aiment bien tout savoir…. Tu nous as confié que tu étais amoureux. Tu es heureux et c’est un des sujets que nous abordons avec nos interlocuteurs, le bonheur. Mais rassure-toi je ne vais pas te demander de dévoiler ton intimité ma question est plus générale. Quel est selon toi l’endroit le plus insolite ou romantique pour déclarer son amour ?</h4>
<p>Mikl : Je vais te faire une confidence&#8230; j’ai un rêve… celui d&rsquo;une demande en mariage à Disneyland ! Fan inconditionnel de Disney, tout serait réuni, la personne que j’aime et l’univers qui m’a bercé, qui m’a inspiré. On verra… je te préviendrai si cela se réalise (rires).</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Catalin&rsquo;arts : As-tu un mot que tu utilises tout le temps, si oui lequel et aimerais-tu t’en débarrasser ?</h4>
<p>J’ai une expression qui ne me quitte plus depuis que j’ai rencontré mon amoureux car il l’utilise souvent et je n&rsquo;ai pas du tout envie de m&rsquo;en débarrasser&#8230; c’est « j’aime beaucoup ». Dès que quelque chose me plaît j’ai tendance à le dire. Tout est prétexte à « j’aime beaucoup » « j&rsquo;aime beaucoup »&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Catalin&rsquo;arts : « J’aime beaucoup » joli titre pour une nouvelle BD Mikl !</h4>
<p>Mikl : Oui pourquoi pas ! (rires)</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Catalin&rsquo;arts : Nous ne parlons jamais politique et ce n’est pas le sens de la question qui va suivre. Elle est liée à l’actualité et te concerne en tant qu’artiste. Le Brexit, l’élection de Donald Trump etc. ont fait réagir et inspiré de nombreux artistes. Des musiciens ou groupes comme Gruff Rhys ou Franz Ferdinand ont composé des morceaux plus politiques (I Love EU / Demagogue). Les paroles, les dessins, les mots… mettent souvent l’accent sur les injustices, sur les dérives. On se souvient des Sex Pistols avec « No futur for you »… ou encore les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A9rurier_Noir">Bérurier Noir</a> groupe punk des années 80, dénonçant l&rsquo;état du monde, l&rsquo;égoïsme des hommes, et militant en musique pour un monde plus noble, plus libre, d&rsquo;où seraient éradiqués racisme, sexisme, pollution, guerres, etc.</h4>
<h4>A ta façon tu as aussi bravé le qu’en dira-t-on et pris des risques en abordant le sujet de l’homosexualité.</h4>
<h4>J’en viens à ma question, l’artiste, l’écrivain, le dessinateur, le musicien … peuvent-ils changer le monde, en tout cas nous ouvrir les yeux et nous faire réfléchir et penses-tu que c’est leur rôle ?</h4>
<p>Mikl : Je pense qu’il est important d’envoyer des messages dans ses œuvres, que cela leur donne plus de sens, plus d’impact. J’ai cependant pour mot d’ordre de ne jamais parler de politique dans mes bandes dessinées car cela doit rester personnel.</p>
<p>Il est vrai qu’avec « Mes papas et moi » j’ai donné mon point de vue après la Manif pour tous. Souvent on dit que je suis un « porte-drapeau » mais à mon niveau je ne crois pas. Je suis seulement un artiste qui parle de ce qui est important pour lui, rien de plus. Dans ma BD j’aborde aussi les thèmes du suicide, de l’avortement et bien d’autres… c’est mon dada les sujets de société !</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_1350" style="width: 630px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2017/03/17274000_1425722957478353_1732518190_o.jpg"><img class="wp-image-1350 size-large" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2017/03/17274000_1425722957478353_1732518190_o-1024x661.jpg" alt="17274000_1425722957478353_1732518190_o" width="620" height="400" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright : Mikl Mayer</p></div>
<h4>Catalin&rsquo;arts : La question que tu aurais voulu que je te pose ? Sinon, je te laisse le mot de la fin….</h4>
<p>Mikl : (silence… sourire…) Je choisis le mot de la fin. Comme je te l&rsquo;ai confié, je suis comblé en ce moment. J’ai trouvé une maison d’édition avec qui j’aime beaucoup travailler. J’ai beaucoup de chance. Christophe Soret, Directeur Général de « Garçon Magazine » m’aide beaucoup, me soutient énormément. J’ai trouvé l’amour, j’aimerais dire à mon amoureux que je l’aime énormément. Et enfin je suis très fier d’avoir Catalin’arts pour me soutenir et m’épauler tous les jours. Merci à tous d’être là pour moi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Catalin&rsquo;arts : Merci à toi Mikl d’avoir répondu à nos questions, Tes fans vont être ravis d’avoir de tes nouvelles… on va faire cela plus régulièrement.</h4>
<p>Mikl : Oui mais Catalin’arts est très demandée ! (rires) Chaque fois que je viens à Paris c’est toujours un plaisir de te revoir.</p>
<p>&nbsp;</p>
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<h2 style="text-align: center;">Retrouvez Mikl Mayer :</h2>
<p style="text-align: center;"><a title="Mikl Mayer" href="http://www.miklmayer.fr/" target="_blank">Site Officiel</a></p>
<p style="text-align: center;"><a title="Mikl Mayer" href="https://www.facebook.com/MiklMayer/?fref=ts" target="_blank">Facebook</a></p>
<p style="text-align: center;"><a title="Mikl Mayer" href="https://twitter.com/miklmayer" target="_blank">Twitter</a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://yagg.com/tag/mes-papas-et-moi/" target="_blank"><strong>Mes papas et moi</strong></a>, ainsi que <a href="http://yagg.com/tag/mes-papas-et-moi/" target="_blank"><strong>Mes papas avant moi</strong></a> en lecture sur <a href="http://yagg.com/tag/mes-papas-et-moi/" target="_blank">Yagg</a> ; reprise par <a title="Garçon Magazine" href="https://garcon-magazine.com/" target="_blank">Garçon Magazine</a></p>
<h2 style="text-align: center;">Javier Navarro :</h2>
<p style="text-align: center;"><a href="https://www.facebook.com/Javier-Navarro-Artworks-656395124492982/?fref=ts" target="_blank">Facebook</a></p>
<h2 style="text-align: center;">Librairie Les Mots à la Bouche</h2>
<p style="text-align: center;"><a href="http://motsbouche.com/fr/" target="_blank">Site Officiel</a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="https://www.facebook.com/Librairie-Les-Mots-%C3%A0-la-Bouche-130302896999534/" target="_blank">Facebook</a></p>
<h2 style="text-align: center;">Le Refuge :</h2>
<p style="text-align: center;"><a title="Le Refuge" href="https://www.le-refuge.org/" target="_blank">Site Officiel<br />
</a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="https://www.le-refuge.org/nous-contacter.html" target="_blank">Contact ligne d&rsquo;écoute</a></p>
<p style="text-align: center;">La ligne d&rsquo;écoute du Refuge :</p>
<p style="text-align: center;">La ligne d&rsquo;écoute du Refuge est joignable par appel ou par SMS 24 h / 24 et 7 j / 7 sans interruption.<br />
Elle permet d&rsquo;établir un premier contact avec les jeunes LGBT victimes d&rsquo;homophobie familiale ou de mal-être dû à leur orientation sexuelle.</p>
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		<title>Rencontre avec Mikl Mayer</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Jun 2016 12:02:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Catalina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Bande dessinée]]></category>
		<category><![CDATA[9ème art]]></category>
		<category><![CDATA[arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[associations]]></category>
		<category><![CDATA[bande dessinée]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>On dit du 9ème art qu’il n’est pas très accueillant, qu’il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus… Non seulement il faut un bon coup de crayon, un talent de scénariste, de la persévérance et du courage, mais pour se faire publier par une maison d’édition il faut aussi une patience à toute épreuve ! Et une fois publié les tirages sont, sauf exception, trop faibles pour pouvoir en vivre. Pourtant, côté lecteurs, nous sommes nombreux à dévorer les BD… à attendre avec impatience la suite des aventures de nos héros préférés… Parfois on cumule même version papier, adaptation au cinéma… on peut dire que nous sommes, comme leurs créateurs, des passionnés ! Notre rencontre avec Mikl Mayer nous a permis de pénétrer dans cet univers qui rythme sa vie au quotidien et qu’il a accepté de nous faire partager. Avec sincérité et naturel il s’est livré à cet exercice, et nous le découvrons tour à tour, drôle, sensible, fort par ses propos et ses actions. Son imagination et son énergie n’ont de limite que le temps… et c’est souvent des nuits entières qu’il consacre à ses personnages. Il passe de l’univers des D’jeunes à celui de Mes papas et ...</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<h4 style="text-align: justify;"><a href="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2016/06/12185102_1002893489731517_8575175171727429360_o.jpg"><img class="wp-image-1129 size-large alignleft" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2016/06/12185102_1002893489731517_8575175171727429360_o-715x1024.jpg" alt="12185102_1002893489731517_8575175171727429360_o" width="620" height="887" /></a></h4>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">On dit du 9ème art qu’il n’est pas très accueillant, qu’il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus…</p>
<p style="text-align: justify;">Non seulement il faut un bon coup de crayon, un talent de scénariste, de la persévérance et du courage, mais pour se faire publier par une maison d’édition il faut aussi une patience à toute épreuve ! Et une fois publié les tirages sont, sauf exception, trop faibles pour pouvoir en vivre.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, côté lecteurs, nous sommes nombreux à dévorer les BD… à attendre avec impatience la suite des aventures de nos héros préférés… Parfois on cumule même version papier, adaptation au cinéma… on peut dire que nous sommes, comme leurs créateurs, des passionnés !<br />
Notre rencontre avec Mikl Mayer nous a permis de pénétrer dans cet univers qui rythme sa vie au quotidien et qu’il a accepté de nous faire partager. Avec sincérité et naturel il s’est livré à cet exercice, et nous le découvrons tour à tour, drôle, sensible, fort par ses propos et ses actions.</p>
<p style="text-align: justify;">Son imagination et son énergie n’ont de limite que le temps… et c’est souvent des nuits entières qu’il consacre à ses personnages. Il passe de l’univers des <em>D’jeunes</em> à celui de <em>Mes papas et moi</em> avec aisance, nous surprend soudain avec <em>En caisse</em> qui nous livre l’envers du décor d’un supermarché… De nombreux artistes, sensibles à son travail, ont accepté d’être croqués par lui et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il les magnifie avec tendresse. On rit, on est ému, on s’interroge… il nous dit vouloir réveiller les consciences… pari gagné Mikl !</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Catalin&rsquo;arts : Pour nos lecteurs, peux-tu te présenter : qui es-tu, d&rsquo;où viens-tu, quel est ton parcours ?</h4>
<p>C’est toujours la question la plus compliquée pour moi. En bref, je m’appelle Mikl ça tu t’en doutes (rires), j’ai 28 ans, j’habite sur Toulouse, et je suis auteur de plusieurs séries de bandes dessinées : <em>Les d’jeunes</em>, <em>En caisse</em>, <em>Mes papas et moi</em>, et le prequel <em>Mes papas avant moi</em>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Catalin&rsquo;arts : D’où vient ton pseudonyme Mikl Mayer ?</h4>
<p style="text-align: justify;">Mikl est un diminutif de mon vrai prénom, quant à mon nom il vient de Suzanne Mayer de <em><a title="Desperate Housewives" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Desperate_Housewives" target="_blank">Desperate Housewives</a></em> parce que je ressemble beaucoup au personnage : je suis très maladroit, en cuisine je suis une véritable catastrophe, je suis un petit peu foufou comme elle. C’est un surnom que mes amis m’ont donné.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Catalin&rsquo;arts : Quand as-tu su que tu voulais faire de la BD ; comment cette passion est-elle née ?</h4>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mikl :</strong> J’ai commencé à dessiner à l’âge de 5 ans, je reproduisais des personnages de Disney et la BD est venue assez naturellement. J’ai toujours été passionné par le cinéma, mais je ne pouvais pas tourner de film ; comme j’aimais le dessin et l’écriture, la BD me permettait d’avoir un compromis entre les deux et de pouvoir faire ce que j’aime.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Catalin&rsquo;arts : Quelle est ta formation au dessin ? As-tu étudié l&rsquo;anatomie, la perspective, la théorie des ombres et autres principes du dessin pour les BD ?</h4>
<h4><img class="aligncenter size-large wp-image-1144" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2016/06/page-51-à-52-19-1024x347.png" alt="page 51 à 52 (19)" width="620" height="210" /></h4>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Je suis complètement autodidacte.</p>
</blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mikl : </strong>Je n’ai suivi aucune formation, je suis complètement autodidacte. J’ai juste fait de la sculpture pendant 3 ans ce qui m’a beaucoup aidé au niveau des personnages, des décors, à donner plus de relief. Beaucoup font du dessin sur tablette. J&rsquo;avoue ne pas savoir maîtriser cet instrument, mais le papier me permet de garder un aspect authentique auquel je tiens particulièrement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Catalin&rsquo;arts : Quel matériel utilises-tu et sur quel support travailles-tu ? explique-nous.</h4>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mikl : </strong>J’utilise très simplement une feuille de papier, un crayon à papier et un stylo puis, après, je scanne et je mets en couleur sur Photoshop. J’ai juste besoin de ça.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Catalin&rsquo;arts : Comment organises-tu ton travail et quel est ton lieu de travail ? Dirais-tu que c&rsquo;est une routine ou pas du tout ?</h4>
<div id="attachment_1146" style="width: 630px" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-1146 size-large" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2016/06/12180990_1015589341825052_347602687_o-1024x744.jpg" alt="12180990_1015589341825052_347602687_o" width="620" height="450" /><p class="wp-caption-text">Copyright : Mikl Mayer</p></div>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">C’est naturel pour moi de jouer les scènes, de voir comment les personnages peuvent les ressentir, leur gestuelle, les mots qu’ils choisissent etc.</p>
</blockquote>
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<p style="text-align: justify;"><strong>Mikl : </strong>Mon lieu de travail est très variable, à part pour l’ordinateur. Sinon, je peux dessiner n’importe où. Avant, il m’arrivait même de dessiner dans le bus.<br />
Je commence par écrire le scénario, puis je passe au dessin. Je modifie souvent les dialogues au dernier moment et je joue aussi les scènes. C’est naturel pour moi de jouer les scènes, de voir comment les personnages peuvent les ressentir, leur gestuelle, les mots qu’ils choisissent etc. Une routine ? Non. Je fais plein de choses différentes, du coup il n’y a jamais ni routine ni ennui, c’est important pour le scénario et les dessins.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Catalin&rsquo;arts : Tes sources d&rsquo;inspiration tu veux bien nous en parler ? As-tu une idée de départ ?</h4>
<p>&nbsp;</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-1156" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2016/06/Couv-1-715x1024.jpg" alt="Couv (1)" width="620" height="887" /></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Pour <em>Les d’jeunes</em>, tout est venu assez naturellement. Pour <em>Mes papas et moi</em> j’ai voulu un style un peu caricatural.</p>
</blockquote>
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<p style="text-align: justify;"><strong>Mikl : </strong>Cela peut venir de tout. Pour <em>Les d’jeunes,</em> tout est venu assez naturellement. Pour<em> En caisse</em>, c’est en connaissance de cause du travail mais aussi des situations vécues par un hôte de caisse, car je travaille dans un supermarché. <em>Mes papas et moi</em> c’est par les manifestations et les slogans véhiculés (ndlr : manifestations anti mariage pour tous) &#8230; ça peut venir de plein de choses différentes. <em>Mes papas et moi</em> m&rsquo;a aussi apporté une grande satisfaction. Quand je vois les réactions que cette BD suscite, c&rsquo;est juste incroyable !</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Catalin&rsquo;arts : Beaucoup de dessinateurs font appel à un scénariste. Toi tu manies avec aisance le dessin et l’écriture. Comment ton travail graphique s&rsquo;adapte-t-il au scénario, ou l&rsquo;inverse ?</h4>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mikl : </strong>Cela se fait naturellement. Je peux aussi faire pas mal de recherches comme pour ma BD sur Manu Dibango où j’ai cherché à trouver un style graphique qui pourrait correspondre à l’histoire mais aussi à l’ambiance que je voulais voir se dégager avec la bande dessinée. Pour <em>Les d’jeunes</em> je n’ai pas trop réfléchi, pour <em>Mes papas et moi</em> j’ai voulu un style un peu caricatural. C ’est suivant les scénarios.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Catalin&rsquo;arts : Quel a été le projet le plus difficile à réaliser en graphisme ou en dessin ? et quel a été le plus satisfaisant pour toi ?</h4>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-1165" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2016/06/Dessin-41-689x1024.jpg" alt="Dessin 41" width="620" height="921" /></p>
<p>&nbsp;</p>
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<p style="text-align: justify;">Manu Dibango&#8230; C’est un énorme travail. J’ai hâte que cette BD soit publiée.</p>
</blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mikl : </strong>Je te dirais que c’est <em>Manu Dibango</em>, qui a été un vrai défi pour moi et m’a demandé un énorme travail étant donné que je reprends une histoire qui existe déjà. Il faut la réadapter, essayer de faire des changements, effectuer des recherches pour les décors, revoir l’histoire elle-même. Un livre ou une BD qui parle de musique, c’est assez compliqué : le lecteur doit, en lisant, ressentir cette musique, ce qui n’est pas simple dès lors que la BD ne développe pas de son ! C’est beaucoup d&rsquo;investissement. J’ai hâte qu’elle soit publiée. Elle est prête depuis deux ans mais pour l’instant j’attends… Je sais que Manu l’a beaucoup aimée, il a été très touché en voyant le dessin de ses parents… Il n’est pas évident de trouver des maisons d’édition, je travaille toujours là-dessus.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2016/06/1-affiche-Emmanuel-DJoké-Dibango.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1161" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2016/06/1-affiche-Emmanuel-DJoké-Dibango-715x1024.jpg" alt="1) affiche Emmanuel D'Joké Dibango" width="620" height="887" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4 style="text-align: justify;"></h4>
<h4 style="text-align: justify;">Catalin&rsquo;arts : Parlons cinéma. Tu es fan de <strong><a title="Xavier Dolan" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Xavier_Dolan" target="_blank">Xavier Dolan</a></strong> dont tu t’es inspiré pour certaines scènes dans <em>Mes papas avant moi</em> souhaiterais-tu que l’une de tes BD soit adaptée au cinéma et si oui laquelle et pourquoi ?</h4>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mikl : </strong>Je dirais toutes (rires) ! Parce que je suis, comme tu l’as dit, un grand fan de cinéma. Ce serait un honneur et franchement énorme de voir mes dessins sur grand écran, je pleurerais sûrement.<br />
Je suis effectivement un grand admirateur de <a title="Xavier Dolan" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Xavier_Dolan" target="_blank">Xavier Dolan</a> pour ses scénarios, ses images&#8230; c’est quelqu’un qui fait tout de A à Z et on a beau penser ce qu’on veut de lui, c’est pour moi un grand artiste. Je ressors admiratif à chaque fois que je vais voir un de ses films.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4 style="text-align: justify;">Catalin&rsquo;arts : Y a t-il un film ou un roman ou autre que tu aimerais adapter en BD ?</h4>
<blockquote><p>J&rsquo;ai aussi pensé à adapter <em>Les Misérables</em>, mais centrer l&rsquo;histoire sur Cosette&#8230;</p></blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mikl : </strong>Très bonne question, je n’y ai jamais réfléchi&#8230; J’ai déjà adapté le personnage de Cruella en BD que j’ai publiée sur Facebook. J’ai pensé au bouquin de Valérie Trierweiler <em>Merci pour ce moment</em>&#8230; (rires). Je trouve notre Président tellement… comment dire… drôle, amusant… que cela se prête à l’adaptation pour une BD burlesque. Après, j’essaie de faire des BD qui puissent être lues même dans vingt ans et je ne pense pas que l’histoire de Valérie Trierweiler et de notre Président on s’en souvienne d’ici là… J&rsquo;ai aussi pensé à adapter <em>Les Misérables</em>, mais centrer l&rsquo;histoire sur Cosette&#8230; Cette oeuvre est tellement immense, incroyable. Malgré toutes ses adaptations, je pense qu&rsquo;il y a encore des choses à raconter dessus.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4 style="text-align: justify;">Catalin&rsquo;arts : Tu as déclaré lire peu de BD à l’époque où tu t’es lancé. Qu’en est-il aujourd’hui ? As-tu le temps de lire d’autres BD et quels artistes, qui t’ont peut-être inspiré, apprécies-tu ?</h4>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mikl : </strong>Je vais te décevoir… Depuis la dernière fois que j’en a parlé, je n’ai pas lu de BD, même pas le dernier <em>Lucky Luke</em><strong> !</strong> Ce n’est pas une question de temps – je le trouve aisément pour regarder des films – mais aujourd’hui à part <em>Titeuf</em>, ou <em>Bichon</em> de David Gilson, il y a peu de BD qui m’attirent vraiment.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4 style="text-align: justify;">Catalin&rsquo;arts : Arielle Dombasle, Amanda Lear, Maurane, t’ont positivement inspiré et transporté et tu as su parfaitement les intégrer à ton univers. Les femmes t’inspirent plus que les hommes où s’agit-il de coups de cœur personnels pour ces artistes ?</h4>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mikl : </strong>Tout le monde peut m’inspirer, la preuve Manu Dibango est un homme donc… il n’y a pas que des femmes.<br />
Arielle Dombasle et Amanda Lear sont des icônes gays et c’est ce que je voulais représenter dans la BD <em>Mes papas et moi</em>. Il est vrai qu’il y a beaucoup plus d’icônes gay femmes que d’hommes…<br />
Après, beaucoup d’autres personnes m’inspirent, tel Jean-Paul Gaultier, dont je reprends souvent les costumes qui me fascinent.</p>
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<h4 style="text-align: justify;">Catalin&rsquo;arts : Tu nous a confié avoir une grande admiration pour Arielle Dombasle, tu peux nous en dire plus ?</h4>
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<p><img class="aligncenter size-large wp-image-1168" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2016/06/Affiche-Arielle-Dombasle-1-715x1024.jpg" alt="Affiche Arielle Dombasle (1)" width="620" height="887" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mikl : </strong><a title="Arielle Dombasle" href="http://www.arielle-dombasle.com/" target="_blank">Arielle Dombasle</a> est une artiste complète. Chanteuse, actrice, également chroniqueuse maintenant auprès de Laurent Ruquier. C&rsquo;est une touche-à-tout vraiment douée qui n&rsquo;a pas peur de relever les défis. Quand elle a accepté d&rsquo;être dans ma BD j&rsquo;étais fou de joie. Elle a une carrière qui traverse les années, c&rsquo;est un exemple pour moi. Peu peuvent se vanter de rester sur le devant de la scène autant de temps. Et puis elle a tellement d&rsquo;allure et est d&rsquo;une telle gentillesse&#8230;</p>
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<h4>Catalin&rsquo;arts : Doit-on s’attendre à de nouvelles personnalités qui vont venir rejoindre tes héros ? Peux-tu nous en parler ?</h4>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mikl : </strong>Je suis en discussion avec trois artistes. L&rsquo;un d&rsquo;eux vient de confirmer lui-même sa participation. Il s&rsquo;agit de <a title="Kevin Elarbi" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Kevin_Elarbi" target="_blank">Kevin Elarbi</a>, acteur dans la série <a title="Clem" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Clem_(s%C3%A9rie_t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e)" target="_blank">Clem</a>. Pour les autres, je n’en dirai pas plus…</p>
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<h4>Catalin&rsquo;arts : <strong><a title="Mikl Mayer sur Yagg" href="http://yagg.com/tag/Mikl-Mayer/" target="_blank">Yagg</a></strong>, <strong><a title="Ulule Mikl Mayer" href="https://fr.ulule.com/mespapas-etmoi/" target="_blank">Ulule</a></strong>, <strong><a title="Garçon Magazine" href="http://garconmagazine.com/" target="_blank">Garçon Magazine</a></strong>, <strong><a href="http://www.desailessuruntracteur.com/" target="_blank">Des Ailes sur un Tracteur</a></strong>, <strong><a href="http://tetu.com/" target="_blank">Têtu</a></strong>… j’espère n’oublier personne… le chemin est long jusqu’à la parution d’une BD. Peux-tu nous dire en quelques mots comment se sont faites ces rencontres et comment ces différents médias t’ont aidé ?</h4>
<p><a href="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2016/06/mes-papas-avant-moi-ep-6-bis-768x494.jpg"><img class="aligncenter wp-image-1177 size-full" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2016/06/mes-papas-avant-moi-ep-6-bis-768x494.jpg" alt="mes-papas-avant-moi-ep-6-bis-768x494" width="768" height="494" /></a></p>
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<blockquote><p>Ce qui est génial avec Yagg c’est qu’ils sont présents du début jusqu’à la fin, c’est une collaboration dont je suis très fier.</p></blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mikl : </strong>Ulule, c’est mon éditeur qui leur a proposé ma BD. Cela ne venait pas du tout de moi. Pour Yagg, ce sont eux qui m’on récupéré lorsque Têtu m’a lâché, pour des raisons que je n’évoquerai pas. Ce qui est génial avec Yagg c’est qu’ils sont présents du début jusqu’à la fin, c’est une collaboration dont je suis très fier.<br />
Quant à mon éditeur il est venu vers moi très certainement grâce à Yagg d’ailleurs, dès lors que ma BD fonctionnait très bien sur Facebook. Ca marche au culot, il faut oser aller vers les gens.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Catalin&rsquo;arts : Tu as publié ta première BD <em>Les d’jeunes</em> en 2009. A quel public t’adressais-tu plus exactement qui voulais-tu atteindre ?</h4>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mikl : </strong>Ma réponse va sembler très nombriliste… <strong>je m’adressais à moi-même.</strong> Du coup je pense que c’est ce qui a intéressé le lecteur qui sentait que tout était vrai, que cela venait du cœur. Après, il faudrait leur demander ceci-dit, c’est compliqué de dire ce qui a pu attirer les gens vers ma BD.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Catalin&rsquo;arts : On aimerait bien une suite, est-ce au programme et si oui as-tu déjà un scénario en tête pour le retour de nos héros Justin, Kimberly, Morgane ?</h4>
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<p><a href="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2016/06/affiche-promo-VIP.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1198" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2016/06/affiche-promo-VIP-715x1024.jpg" alt="affiche promo VIP" width="620" height="887" /></a></p>
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<p style="text-align: justify;"><strong>Mikl : </strong>Il y a un tome 5 que j’ai écrit en 2009, quand j’ai publié le premier album. Il a été entièrement fait… et entièrement démonté. Pour l’instant je n’ai pas eu le temps de m’y remettre. J’ai beaucoup de travail avec la BD sur <em>Manu, Mes papas et moi</em> qui a un succès auquel je ne m’attendais pas, <em>En caisse</em> qui semble attirer beaucoup de gens et sur laquelle je travaille énormément. Pour <em>Les d’jeunes</em>, bien que ce soit pour l’instant compliqué, <strong>je ferai le tome 5 – qui sera d’ailleurs le dernier de la série – j’espère bientôt… !</strong></p>
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<h4>Catalin&rsquo;arts : Raconte-nous la naissance de <em>Mes papas et moi</em> qui a été un succès avant même sa sortie. Comment t’es venue cette idée ?</h4>
<p><img class="aligncenter wp-image-1181" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2016/06/mespapasetmoi-1024x661.jpg" alt="mespapasetmoi" width="768" height="496" /></p>
<blockquote><p>J’espérais réveiller un peu les consciences avec ma BD. Ce sont des sujets qui dérangent et qui m’attirent et dont j’ai envie de parler.</p></blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mikl : </strong>Comme je te l’ai dit tout à l’heure c’est par rapport aux manifestations à l&rsquo;époque et à tous ces slogans que je trouvais violents et injustes. J’avais envie de dire que je ne vois pas où est le problème que deux hommes ou deux femmes élèvent un enfant, dès lors que cet enfant est élevé avec attention et amour, c’est l’essentiel. Je pense que cela pose problème à ceux qui ne comprennent pas vraiment l’homosexualité, et qui s’en font une image loin de la réalité.<br />
J’espérais réveiller un peu les consciences avec ma BD. Je suis conscient de la différence entre cette BD et les précédentes et du succès rencontré par <em>Mes papas et moi</em>. Au départ j’ai commencé par la publier sur Facebook, pendant 11 semaines et lorsque j’ai vu la réaction des gens j’ai décidé de continuer. Après ça s’est fait avec la maison d’édition, Arielle Dombasle, et d’autres bientôt… A vrai dire, ça me perturbe un peu que l&rsquo;on parle de succès&#8230; je ne me rends peut-être pas compte, je ne sais pas. Mais je suis heureux de voir qu&rsquo;elle ne laisse pas indifférent.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Catalin&rsquo;arts : A cette époque quelle a été la réaction de tes proches, de tes amis ?</h4>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mikl : </strong>Mes amis étaient assez inquiets en raison de l’ambiance autour des manifestations et me demandaient si je n’avais pas peur des conséquences. Mais je suis quelqu’un comme ça, si j&rsquo;aborde un sujet qui choque, j’ai tendance à foncer ! Comme dans Les d’jeunes, <strong>je n’ai pas hésité à parler du SIDA, du deuil</strong>, de l’homosexualité un peu aussi, ou encore du viol, dont je parle dans <em>Mes papas et moi</em> : ce sont des sujets qui dérangent, qui m’attirent et dont j’ai envie de parler.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Catalin&rsquo;arts : Florian le romantique, Tristan le maladroit, Zack brut de décoffrage et les autres… tes personnages sont touchants et tu as donné à chacun d’eux un aspect de ta personnalité. As-tu un faible pour l’un en particulier ?</h4>
<p><a href="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2016/06/Couverture-Bande-Mes-papas-moi.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1171" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2016/06/Couverture-Bande-Mes-papas-moi-1024x371.jpg" alt="Couverture Bande Mes papas &amp; moi" width="620" height="224" /></a></p>
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<p style="text-align: justify;">Parmi mes personnages il n&rsquo;y en a pas un qui est plus important que l&rsquo;autre.</p>
</blockquote>
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<p style="text-align: justify;"><strong>Mikl : </strong>Non car tous mes correspondent ! On peut même rajouter Sam… qui est présent dans trois de mes BD. Ils sont tous importants et complémentaires, il n’y en a pas un qui est plus important que l’autre. C’est vrai que j’ai eu tendance à mettre Tristan un peu plus en avant par rapport à ses relations avec sa mère et à cette situation que j’ai mise en évidence.<br />
Après plusieurs sondages sur les réseaux sociaux, je confirme que tous sont au même niveau du côté de mes lecteurs.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4 style="text-align: justify;">Catalin&rsquo;arts : Tu as toujours voulu faire entendre ta voix contre l’homophobie, pour le préservatif, tu as réalisé des affiches pour <strong><a title="Laurette Fugain" href="http://www.laurettefugain.org/" target="_blank">Laurette Fugain</a></strong>… les associations tiennent une grande place dans ta vie. C’est quelque chose d’essentiel et d’important pour toi ?</h4>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mikl : </strong>C’est quelque chose d’important pour moi, les associations ont un message positif à faire passer et je pense que le rôle des artistes est aussi de relayer des messages positifs, d’aider, d’être présents pour les autres. C’est pour cela que je développe parfois des thèmes compliqués.</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-1176" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2016/06/Affiche-Mes-papas-avant-moi-5-soutien-727x1024.jpg" alt="Affiche Mes papas avant moi 5 soutien" width="620" height="873" /></p>
<blockquote><p>Je pense que le rôle des artistes est aussi de relayer des messages positifs, d’aider, d’être présents pour les autres.</p></blockquote>
<h4 style="text-align: justify;"></h4>
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<h4 style="text-align: justify;">Catalin&rsquo;arts : Tu as intégré dans l’un de tes récents épisodes <strong><a title="Le Refuge" href="http://www.le-refuge.org/" target="_blank">Le Refuge</a></strong>, association de cœur de Catalin’arts, qui vient en aide aux homosexuels chassés de leur domicile par leurs proches. Tu connaissais déjà cette association, peux-tu nous dire ce que tu penses de l’immense travail accompli depuis sa création et de cette structure qui, rappelons-le, est unique.</h4>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mikl : </strong>Le travail du <a title="Le Refuge" href="http://www.le-refuge.org/" target="_blank">Refuge</a> est très important et je trouve dommage que certains homosexuels n’en entendent pas parler. Ils se retrouvent enfermés dans un monde à part, où le suicide est malheureusement pour eux parfois la seule voie de sortie.<br />
Il est primordial d’en parler, de les aider, d’essayer de leur faire comprendre à quel point la vie est importante. <a title="Le Refuge" href="http://www.le-refuge.org/" target="_blank">Le Refuge</a> les aide à s’accepter, à se développer, à continuer leur vie.<br />
Après, il faudrait que les autres acceptent les gens tels qu’ils sont et, dans ce cas précis, que l’homosexualité n’est pas une maladie, qu’il n’y a rien d’anormal à être gay.</p>
<p><img class="aligncenter wp-image-1178" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2016/06/épisode-36-1024x658.jpg" alt="épisode 36" width="700" height="450" /></p>
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<p style="text-align: justify;">Il faudrait que les autres acceptent les gens tels qu’ils sont.</p>
</blockquote>
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<p><a title="Le Refuge" href="http://www.le-refuge.org/" target="_blank"><img class="aligncenter size-large wp-image-1143" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2016/06/Romain-740x1024.jpg" alt="Romain" width="620" height="857" /></a></p>
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<h4 style="text-align: justify;"></h4>
<h4 style="text-align: justify;">Catalin&rsquo;arts : Parlons de <em>En caisse</em> maintenant. Tu mets en scène de façon très drôle les anecdotes d&rsquo;un supermarché . Tu y songeais déjà depuis un moment ? comment est née cette nouvelle BD ?</h4>
<div id="attachment_1179" style="width: 710px" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-1179" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2016/06/encaisse-1024x655.jpg" alt="encaisse" width="700" height="448" /><p class="wp-caption-text">Extrait de En caisse par Mikl Mayer</p></div>
<blockquote><p>Je trouvais intéressant de montrer la société dans sa généralité, et ne pas avoir peur de parler de religion, d&rsquo;intolérance, entre autres&#8230;.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
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<p style="text-align: justify;"><strong>Mikl</strong> : Elle est née en caisse tout simplement (rires)… par les clients, par tout un tas de choses exubérantes que l’on peut entendre, par des situations … En caisse, on voit toutes les catégories sociales qui font leurs courses, on entend les discours, on a un aperçu des différentes façons de penser. Je trouvais intéressant de montrer la société dans sa généralité, et ne pas avoir peur : je sors la saison 3 cet été et je vais y parler de religion, d’intolérance, entre autres… Il y a des choses qui dérangent à ce sujet. Je pense que ce cela va faire réagir, et donc avancer vers une tolérance générale.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4 style="text-align: justify;">Catalin&rsquo;arts : On dit le monde de la BD fragilisé. Certains vendent leurs planches à prix d&rsquo;or… d&rsquo;autres n&rsquo;arrivent pas à en vivre et c&rsquo;est aussi ton cas. Que penses-tu de cette situation et de l&rsquo;évolution de la BD en général ?</h4>
<p>&nbsp;</p>
<p><img class="aligncenter wp-image-1157 size-large" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2016/06/Mikl-Mayer-6-745x1024.jpg" alt="Mikl Mayer 6" width="620" height="852" /></p>
<blockquote><p>Il n’y a pas que la BD qui souffre, il y a aussi le cinéma, la musique, tout ce qui est artistique qui est fragilisé.</p></blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mikl : </strong>Je parlerai de l’Art en général car il n’y a pas que la BD qui souffre, il y a aussi le cinéma, la musique, tout ce qui est artistique qui est fragilisé. Internet a notamment changé la donne. J’ai tendance à donner mon travail gratuitement sur internet dès lors que ça me permet d’avoir des retours par des lecteurs de tous bords, ravis puisqu’ils peuvent accéder sans contrepartie financière à mes BD. Mais cela irrite certains artistes qui trouvent cela stupide de ma part et qui n’ont pas hésité à m’interpeller. J’ai envie de leur dire que l’on fait son travail et on essaie de se faire connaître comme on peut et comme on veut. Il n’y a rien de mal à donner son travail gratuitement. C’est moi qui passe mes nuits dessus, j’ai donc le droit d’en faire ce que je veux. Bien-sûr j&rsquo;aimerais en vivre. Je réserve d&rsquo;ailleurs des publications inédites pour mes albums, ou pour <a href="http://garconmagazine.com/" target="_blank">Garçon Magazine</a> qui publie désormais <em>Mes papas et moi</em> dans ses pages.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4 style="text-align: justify;">Catalin&rsquo;arts : Que conseillerais-tu à un jeune qui voudrait se lancer dans l&rsquo;aventure de la BD ?</h4>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mikl : </strong>Du travail, de garder toujours l’espoir et la tête sur les épaules. Il y aura sans doute de mauvaises critiques qui viendront essayer de l’arrêter, j’ai moi-même vécu cette expérience, mais il faut tenir !</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4 style="text-align: justify;">Catalin&rsquo;arts : Quelle question aurais-tu aimé que je te pose ?</h4>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mikl : </strong>J&rsquo;avoue que n&rsquo;avais pas pensé à cela&#8230; (rires)</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Mikl : Quelles sont les références que j’utilise dans Mes papas avant moi ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mikl : </strong>Pour le tueur en série, je me suis inspiré d’un tueur non identifié à San Francisco, appelé <em>The Doodler</em>, qui a sévi de janvier 1974 à septembre 1975. Il enlevait des homosexuels, les poignardait et les maquillait. La mère de Florian, Debbie, est inspirée d’un personnage de <a title="Queer as Folk" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Queer_as_Folk_(s%C3%A9rie_t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e,_2000)" target="_blank">Queer As Folk</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Et une exclu pour toi, car il me semble que personne ne s&rsquo;en est aperçu&#8230; pour la mère de Samantha qui fait une apparition, je me suis inspiré de la sérié <i><a title="Absolutely Fabulous" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Absolutely_Fabulous" target="_blank">Absolutely Fabulous</a> </i>(Absolument Fabuleux) bientôt adaptée au cinéma. Les références sont visibles par son nom de famille, mais également par les photos accrochées au mur dans l’appartement de Samantha.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a aussi le nom de famille de Florian qui est Harvey, qui vient de <a title="Harvey Milk" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Harvey_Milk" target="_blank">Harvey Milk</a>. Je fais référence également à Jean-Paul Gaultier, en dessinant ses costumes régulièrement.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2016/06/Mikl-Mayer-41jpg.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1166" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2016/06/Mikl-Mayer-41jpg-1024x680.jpg" alt="Mikl Mayer 41jpg" width="620" height="411" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
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<h2 style="text-align: center;">Retrouvez Mikl Mayer :</h2>
<p style="text-align: center;"><a title="Mikl Mayer" href="http://www.miklmayer.fr/" target="_blank">Site Officiel</a></p>
<p style="text-align: center;"><a title="Mikl Mayer" href="https://www.facebook.com/MiklMayer/?fref=ts" target="_blank">Facebook</a></p>
<p style="text-align: center;"><a title="Mikl Mayer" href="https://twitter.com/miklmayer" target="_blank">Twitter</a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://yagg.com/tag/mes-papas-et-moi/" target="_blank"><strong>Mes papas et moi</strong></a>, ainsi que <a href="http://yagg.com/tag/mes-papas-et-moi/" target="_blank"><strong>Mes papas avant moi</strong></a> en lecture sur <a href="http://yagg.com/tag/mes-papas-et-moi/" target="_blank">Yagg</a> jusqu&rsquo;à présent ; reprise par <a title="Garçon Magazine" href="http://garconmagazine.com/" target="_blank">Garçon Magazine</a> à compter du mois de juin 2016.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Francis Mbella &#8211; Exposition Rétrospective &#8211; Itinéraire d&#8217;un peintre habité &#8211; L&#8217;Homme et l&#8217;Œuvre</title>
		<link>https://catalinarts.fr/francismbella/</link>
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		<pubDate>Thu, 21 Jan 2016 18:03:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Victoria]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Peinture]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>&#160; Francis Mbella est né à Douala, le 18 décembre 1961, d&#8217;un père sculpteur d&#8217;art et d&#8217;une mère couturière styliste. Après les cours du collège King-Akwa de Douala, il viendra à Paris poursuivre les études secondaires qu&#8217;il terminera au lycée de la Folie-Saint-James de Neuilly-sur-Seine, où ses qualités de peintre seront remarquées par son professeur de dessin, qui lui suggéra l&#8217;école des beaux-arts. L&#8217;influence de ce dernier marque d&#8217;ailleurs la personnalité de Francis Mbella. &#160; Un an plus tard, il entrera à l&#8217;école des beaux-arts de Paris pour étudier la peinture. Cependant, cet enseignement ne l&#8217;imprégnera pas d&#8217;une façon prépondérante, sa personnalité, qu&#8217;il a incarnée très tôt, lui permettra de transformer les leçons reçues en principes personnels et originaux. &#171;&#160;Reflets de la couleur&#160;&#187; est le &#171;&#160;thème&#160;&#187; qui sous-tend sa recherche, car, comme il dit, &#171;&#160;la peinture en tant qu&#8217;art ne doit pas être une matière d&#8217;assimilation, mais plutôt une matière de création et d&#8217;innovation&#160;&#187;. Pourquoi un thème? Parce qu&#8217;il donne une unité à une œuvre, à une exposition. Les artistes sont les témoins du temps qui passe, et leurs œuvres traversent toutes les civilisations. Ils vous montrent, à travers leurs œuvres, comment ils ressentent, et expriment ce phénomène à travers leurs différences. ...</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://catalinarts.fr/francismbella/">Francis Mbella &#8211; Exposition Rétrospective &#8211; Itinéraire d&rsquo;un peintre habité &#8211; L&rsquo;Homme et l&rsquo;Œuvre</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://catalinarts.fr">Catalin&#039;arts</a>.</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><a href="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2016/01/f.mbella-cool.jpg"><img class="aligncenter wp-image-783 size-full" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2016/01/f.mbella-cool.jpg" alt="Francis Mbella" width="468" height="683" /></a></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Francis Mbella est né à Douala, le 18 décembre 1961, d&rsquo;un père sculpteur d&rsquo;art et d&rsquo;une mère couturière styliste. Après les cours du collège King-Akwa de Douala, il viendra à Paris poursuivre les études secondaires qu&rsquo;il terminera au lycée de la Folie-Saint-James de Neuilly-sur-Seine, où ses qualités de peintre seront remarquées par son professeur de dessin, qui lui suggéra l&rsquo;école des beaux-arts. L&rsquo;influence de ce dernier marque d&rsquo;ailleurs la personnalité de Francis Mbella.</p>
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<p style="text-align: justify;">Un an plus tard, il entrera à l&rsquo;école des beaux-arts de Paris pour étudier la peinture. Cependant, cet enseignement ne l&rsquo;imprégnera pas d&rsquo;une façon prépondérante, sa personnalité, qu&rsquo;il a incarnée très tôt, lui permettra de transformer les leçons reçues en principes personnels et originaux. &laquo;&nbsp;Reflets de la couleur&nbsp;&raquo; est le &laquo;&nbsp;thème&nbsp;&raquo; qui sous-tend sa recherche, car, comme il dit, &laquo;&nbsp;la peinture en tant qu&rsquo;art ne doit pas être une matière d&rsquo;assimilation, mais plutôt une matière de création et d&rsquo;innovation&nbsp;&raquo;. Pourquoi un thème? Parce qu&rsquo;il donne une unité à une œuvre, à une exposition. Les artistes sont les témoins du temps qui passe, et leurs œuvres traversent toutes les civilisations. Ils vous montrent, à travers leurs œuvres, comment ils ressentent, et expriment ce phénomène à travers leurs différences. Plus qu&rsquo;un thème, &laquo;&nbsp;Reflets de la couleur&nbsp;&raquo; est un mouvement mis en œuvre par Francis Mbella et dont le but est de traduire son langage pictural, en somme sa philosophie.</p>
<p>Texte extrait de l&rsquo;ouvrage &laquo;&nbsp;Les Reflets de la Couleur&nbsp;&raquo; de Francis Mbella, 1978-1988</p>
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<div style="text-align: center;"><iframe src="https://www.youtube.com/embed/IoBnBBKFTZM" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></div>
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<h3>Catalin&rsquo;arts présente l&rsquo;exposition rétrospective de Francis Mbella, 1975 &#8211; 2015, Itinéraire d&rsquo;un peintre habité, L&rsquo;Homme et l&rsquo;Œuvre. Exposition itinérante dans le monde de 2016 à 2020.</h3>
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<div id="attachment_714" style="width: 638px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2016/01/590.jpg"><img class="wp-image-714 size-full" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2016/01/590.jpg" alt="Toile numéro 590" width="628" height="640" /></a><p class="wp-caption-text"><strong>Numéro 590</strong> &#8211; Copyright : Francis Mbella</p></div>
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<blockquote><p>&laquo;&nbsp;La peinture de Francis Mbella nous éblouit par sa transposition émouvante et poétique de la réalité. On reste saisi avant tout par la béauté, l&rsquo;harmonie et les couleurs.&nbsp;&raquo; <strong>Catherine Deneuve, Cannes, France 1989</strong></p></blockquote>
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<div id="attachment_716" style="width: 398px" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-716 size-full" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2016/01/666.jpg" alt="666" width="388" height="640" /><p class="wp-caption-text"><strong>Numéro 666</strong> &#8211; Copyright : Francis Mbella</p></div>
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<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Une oeuvre riche en couleur dans laquelle la conception de l&rsquo;art est en harmonie avec les caractères propres de l&rsquo;artiste.&nbsp;&raquo; <strong>Jacques Chirac, Paris, France 1990</strong></p></blockquote>
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<div id="attachment_778" style="width: 630px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2016/01/Bientot-vacances.jpg"><img class="wp-image-778 size-large" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2016/01/Bientot-vacances-1024x597.jpg" alt="Copyright : Francis Mbella" width="620" height="361" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright : Francis Mbella</p></div>
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<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Francis Mbella, un rêveur éveillé qui ne s&rsquo;épanouit réellement que dans idéal puissant qui le grandit à ses propres yeux et à ceux des autres.&nbsp;&raquo; <strong>Son Altesse Royale, la Princesse Christina de Suède, Chantilly, France 1990</strong></p></blockquote>
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<div id="attachment_787" style="width: 630px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2016/01/2.jpg"><img class="wp-image-787 size-large" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2016/01/2-1024x497.jpg" alt="2" width="620" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright : Francis Mbella</p></div>
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<blockquote><p>&laquo;&nbsp;L&rsquo;oeuvre de Francis Mbella est à la fois trempée dans les eaux de la théorie, de la pratique et du talent; elle nous apporte une lumière universelle.&nbsp;&raquo; <strong>Hiroyuki Hiramatsu, Tokyo, Japon 1991</strong></p></blockquote>
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<div id="attachment_717" style="width: 650px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2016/01/667.jpg"><img class="wp-image-717 size-full" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2016/01/667.jpg" alt="667" width="640" height="471" /></a><p class="wp-caption-text"><strong>Numéro 667</strong> &#8211; Copyright : Francis Mbella</p></div>
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<blockquote><p>&laquo;&nbsp;L&rsquo;art de Francis Mbella est une fusion de bonheur, de joie et de paix intérieure, une oeuvre au service de l&rsquo;épanouissement de l&rsquo;être.&nbsp;&raquo; <strong>Gaile Wilson, Sacramento, Californie-USA 1994</strong></p></blockquote>
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<div id="attachment_720" style="width: 630px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2016/01/N°647-La-rebelle-Dim-57.5x97-25x-97-cm-Année-2009.jpg"><img class="wp-image-720 size-large" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2016/01/N°647-La-rebelle-Dim-57.5x97-25x-97-cm-Année-2009-913x1024.jpg" alt="N°647 La rebelle Dim 57.5x97 -25x 97 cm Année 2009" width="620" height="695" /></a><p class="wp-caption-text"><strong>Numéro 647</strong> &#8211; Copyright : Francis Mbella 2009</p></div>
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<blockquote><p>&laquo;&nbsp;La peinture de Monsieur Mbella réconcilie la mythologie africaine avec les grands aspects de l&rsquo;art contemporain. Une oeuvre qui converge à dépasser les frontières.&nbsp;&raquo; <strong>Waikah Marzuki, Kuala Lumpur, Malaisie 1998</strong></p></blockquote>
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<div id="attachment_715" style="width: 650px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2016/01/629.jpg"><img class="wp-image-715 size-full" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2016/01/629.jpg" alt="629" width="640" height="364" /></a><p class="wp-caption-text"><strong>Numéro 629</strong> &#8211; Copyright : Francis Mbella</p></div>
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<blockquote><p>&laquo;&nbsp;La richesse culturelle que reflète l&rsquo;oeuvre du Peintre Mbella est un signe qui interpelle, un lien nécessaire entre deux mondes qui ne cessent de regretter les occasions manquées de se rencontrer: l&rsquo;Occident et L&rsquo; Afrique.&nbsp;&raquo; <strong>Sergei Ordzhonikidze, Nations Unies, Genève, Suisse 2004</strong></p></blockquote>
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<div id="attachment_786" style="width: 630px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2016/01/1.jpg"><img class="wp-image-786 size-large" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2016/01/1-1024x638.jpg" alt="1" width="620" height="386" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright : Francis Mbella</p></div>
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<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Le talent de graphiste et coloriste de Francesco Mbella ne se démontre pas et ne s&rsquo;explique pas. Il nous chante une douce musique tout au fond de notre imagination où l&rsquo;on entend surtout le timbre cristallin des cuivres et le rythme incessant des mélopées africaines.&nbsp;&raquo; <strong>Gustavo Beccera Estorino, La Havane, Cuba 2005</strong></p></blockquote>
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<div id="attachment_788" style="width: 630px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2016/01/3.jpg"><img class="wp-image-788 size-large" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2016/01/3-1018x1024.jpg" alt="3" width="620" height="623" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright : Francis Mbella</p></div>
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<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Je crains que l&rsquo;oeuvre de Francis Mbella ne soit bien comprise par ceux qui ne veulent pas creuser au-delà du &laquo;&nbsp;visible&nbsp;&raquo;; le visible n&rsquo;étant pas le seul réel.&nbsp;&raquo; <strong>Général Benae Mpeke Blaise, Kribi, Cameroun 2005</strong></p></blockquote>
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<div id="attachment_779" style="width: 630px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2016/01/CARTEP1.jpg"><img class="wp-image-779 size-large" src="http://catalinarts.fr/wp-content/uploads/2016/01/CARTEP1-1024x556.jpg" alt="CARTEP~1" width="620" height="336" /></a><p class="wp-caption-text">Copyright : Francis Mbella</p></div>
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		<title>Photographie</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Dec 2014 15:16:52 +0000</pubDate>
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